Akamitsu Awamura (scénario)
Yû Satô (dessin)
d’après Akamitsu Awamura

The Alexis – Empire Chronicle, tome 1

Manga, fantasy / dark fantasy
Publié en VF le 09 septembre 2020 chez Doki Doki
Publié en VO à partir de 2018 par Square Enix dans MangaUP! (« Waga Gyouyuu ni Furueyo Tenchi – Alexis Teikoku Kouryuuki / 我が驍勇にふるえよ天地 ~アレクシス帝国興隆記~ »)

Alors que le monde est plongé dans une période de troubles, Léonate perd sa patrie suite à une trahison. Couvert d’infamie et imputé du surnom de “prince vampire”, il sombre dans la tristesse et la déchéance. Mais son histoire ne fait que commencer. Illustres généraux, femmes de talent, sages et prodiges se rassemblent autour du jeune homme qui a juré de se relever. Voici venu le temps d’exercer la vengeance et de mener une virulente riposte pour éliminer le mal qui gangrène l’empire.

Les éditions Doki Doki sortent avec The Alexis – Empire Chronicle un manga seinen résolument Dark Fantasy, pourtant il pourrait y avoir une parenté avec le seinen résolument historique Hawkwood, mercenaire de la Guerre de Cent Ans.

Nous sommes dans un worldbuilding générique davantage RPG que JRPG (mais je m’avance peut-être car je connais très la franchise Fire Emblem qui pourrait être une référence pour cette nouvelle série) : Admorf un empire septentrional conquérant, Klaud un empire méridional corrompu, et entre les deux la prospère province d’Alexis qui ne demandent qu’à être conquise et pillée moyennent la trahison des élites pourries (pléonasme).

Le prologue de la série fait 170 pages et il est pas mal du tout. Nous suivons le 8e prince Léonate, recueilli par sa tante Rosalia après la mort de sa mère xième épouse du souverain de l’Empire de Klaud. Il donc apprend le combat, la stratégie et la gouvernance auprès de la Duchesse d’Alexis qui doit préparer la défense de la Province d’Alexis convoitée par l’Empire d’Admorf. Et il subit son baptême du feu dans une sale guerre pleine de sueur et de sang, de larmes et de boue : Admorf est supérieure en nombre, mais Alexis a l’avantage du terrain, mais les élites pourries (pléonasme) sabote les lignes de ravitaillement et les renforts n’arrivent jamais parce que le petit monde de l’entre-soi veut faire un exemple en éliminant ceux qui réussissent malgré les handicaps que sont la compétence et l’intégrité. Léonate gagne la bataille mais pas la guerre, et c’est la queue entre les jambes qu’il entre en deuil dans la capitale avec les rescapés et les réfugiés. A charge pour lui de reconquérir avec eux la province perdue car le gouvernement est d’une nullité sans précédent confinant à la haute trahison en bonnes et dues formes ! (toutes ressemblances avec la ploutocratie mondialisée qui fait de la merde dans les pays du monde entier depuis des années et des années n’est absolument pas fortuite du tout) Sauf que l’Empire de Klaud est dans un tel état de déliquescence (oh, ça alors) qu’il va falloir le sauver contre son gré avant de songer à la reconquête (bon courage)…​

Il faut s’accrocher et retenir nos larmes, car elles ne font qu’arroser les semis du malheur !

Bon je passe sur le foreshadowing de la fin du tome nous montrant un agent du chaos qui souffle sur toutes les braises en armant et renseignant tous les criminels de l’empire (et qui en passant revendique haut et fort la mort de la précédente impératrice mère de Léonate), tandis que notre héros rabaissé par le sobriquet de « prince vampire » rassemble ses partisans pour nettoyer l’empire de tous ses sauvageons encouragés par l’incurie des autorités… (Je passe aussi sur les Japonais ont du mal avec le bon vieux médiéval-fantastique car ils confondent les armures de plates et les kimonos : non tu ne peux pas esquiver et faire des roulés-boulés en armure lourde !

Cela commence dans l’ultraviolence avec Léonate qui découpe des adversaire en deux. Ça marche avec Guts montagne de muscles qui a dépassé les frontières de l’humanité en manipulant des épées à deux mains qui doivent peser plusieurs dizaines de kilos, pas avec Léonate beau-gosse kawai à grand yeux typique des mangas mainsteam post SAO. On poursuite avec cette sale guerre où « noir c’est noir il n’y a plus d’espoir » avec tous ces pauvres bougres qui crèvent de faim, de froid et de maladie au point de devenir fous et basculer dans l’horreur du cannibalisme). On enchaîne sans transition avec les explications très naïves de Sheana, adolescente à grosse poitrine qui incarne la notion même de « fan service » avec sa combinaison moulante à décolleté plongeant… Soupirs… Et ça finit dans l’ultraviolence avec le viol collectif (très explicite) et l’exécution personnelle (plus implicite) d’une adolescente qui n’avait rien demandé à personne…

Bref de bonnes intentions mais des maladresses dans l’exécution. Il ne faut jamais avoir de jugement définitif sur un manga à l’aune de son seul tome 1, d’autant plus qu’ici il y a clairement quelque chose d’intéressant. Car si le charadesign est encore le cul entre la chaise du réalisme et la chaise du cartoonesque, les décors détaillés sont assez joliment dessinés en niveaux gris. A suivre / à découvrir ?

note : 6/10

Alfaric

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