Rona (scénario & dessin)

Alpi the Soul Sender, tome 1

Manga, fantasy
Publié en VF le 03 septembre 2020  chez Ki-oon
Publié en VO par Tokuma Shoten dans Web Comic Zenyon (« Soukon no Shoujo to Sourei no Tabi / 送魂の少女と葬礼の旅 »)

Les esprits divins sont source de vie. Des communautés se forment sous leur protection, jouissant des bienfaits de leur énergie. Cependant, leur mort enclenche une malédiction qui détruit tout ce qui les entoure… C’est là qu’interviennent les soul senders ! Ces rares élus sont capables d’absorber la pollution maléfique et de délivrer l’âme des esprits qui, une fois apaisés, ne constituent plus une menace. Malgré son jeune âge, Alpi fait partie de ces mages d’élite. Aidée de son fidèle serviteur Pelenai, elle fait de son mieux pour remplir sa tâche, en dépit des souffrances extrêmes provoquées par le contact avec les ténèbres divines. La fillette s’est lancée dans une odyssée à travers le monde sur les traces de ses parents, eux-mêmes soul senders et disparus au cours d’une mission…

Dans ce seinen nous sommes dans un univers qui emprunte autant à l’Occident qu’à l’Orient, et dans les inspirations on mélange les lieux et les époques. Mais le résultat est assez classique voir assez convenu quand on est habitué de la Planète Manga et / ou du JRPG. L’originalité vient des thématiques environnementalistes fortement inspiré du shintoïsme : les esprits divins issus du Dieu Soleil sont sources de bénédiction pour les communautés humaines qui bénéficient de leurs bienfaits, mais qu’ils viennent à mourir et la pollution qu’ils génèrent devient malédiction qui oblige à l’émigration…

Les trois premiers chapitres sont des récits indépendants qui sont autant de saynètes et autant de tranche de vie. Ils mettent en scène les pérégrinations d’un couple maître / serviteur formé par la jeune Alpi et le vieux Pelenai (encore un élément assez classique voire assez convenu). Si les graphismes sont plutôt soignés, force est de constater que le charadesign dégage un air de « déjà vu » beaucoup trop important pour être marquant. Mais j’ai appris à me méfier, et contrairement à beaucoup d’autres je préfère « laisser sa chance au produit » car il ne faut jamais avoir de jugement définitif sur une série à l’aune de son premier épisode.

On appelle « esprits divins » les créatures que Dieu a envoyées sur Terre pour offrir ses bienfaits. Sur leur passage, la végétation fleurit et le sol s’enrichit. Leur générosité bénéficie à tous ! Seulement lorsqu’un esprit meurt son âme reste prisonnière de son corps. Sa souffrance est telle qu’il empoisonne la nature alentour, qui se met à dépérir. Pour conjurer ce mal, il faut pratiquer un rite funéraire qui permet de libérer l’âme. Hélas tout contact physique avec les ténèbres divines provoque des brûlures et effectuer la cérémonie à proximité de l’esprit à de lourdes répercussions sur le corps humain. On fait donc appel à des personnes capables de supporter ces effets. On les surnomme les « soul senders » !

En effet, le récit en 2 chapitres intitulé Un Souhait à l’écaille martre s’avère déjà plus intéressant. Il oppose d’un côté la jeune Alpi en quête de ses parents eux aussi « soul senders » qui a été éduquée pour protéger le bien être des êtres divins, et Mido tout aussi jeune qu’elle qui a été éduqué pour protéger son peuple et qui doit réussir là où son père a tragiquement échoué… L’héroïne écologiste doit choisir entre la réalisation de ses convictions et la ruine et le malheur de tout un peuple, avant de chercher désespérément une troisième voie qui pourrait concilier toutes espérances. C’est quand même autre chose que les « khmers verts » qui font de l’idéologie pour gagner les voix des bobos urbains misanthropes et suprématistes prêt à sacrifiers le destin des peuples pour prétendument protéger « le bien-être animal »… (dois-je citer certains vegans qui sont fiers de leur canapé en croûte de porc ?)

note : 6/10

Alfaric

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