Norihiro Yagi
(scénario & dessin)

Ariadne, l’empire céleste : tome 1

Manga, science-fiction / arcanepunk
Publié en VF le 03 juillet 2019 chez Glénat
Publié en VO le 18 avril 2018 par le Weekly Shōnen Sunday (« Ariadne in the Blue Sky »)

Lashil, jeune garçon vivant dans une contrée perdue, rêve de cités volantes… Un beau jour, il rencontre Leana, une jeune fille atteinte d’une maladie étrange : sans ses bottes de fer, elle s’envole dans les airs ! Attaquée par des engins mécaniques, Leana ne tardera pas à révéler son identité : princesse de l’empire céleste Ariadne, elle a fui son pays pour découvrir le monde. Lashil deviendra son Chevalier de l’Azur, chargé de sa protection, puisqu’il cache lui-même un secret hors du commun lui permettant de manier le pouvoir du photon…

Pendant presque 4 ans, le mangaka n’a pas donné signe de vie. Mais ensuite il a démarré une nouvelle série avec presque 6 tomes en 1 an ! Ça valait le coup d’attendre… Après un anti-shonen avec des super-héroïnes affrontant des super-vilaines pendants presque 30 tomes où les mâles ne servaient quasiment que de faire-valoir (et avec un traitement discret et subtil du lesbianisme), le mangaka se lâche avec une série arcanepunk hyperclassique avec les alter egos de Goku et Bulma les principales figures des premières heures du Dragon Ball d’Akira Toriyama ! (on lui pardonnera donc les ressemblances avec le Radiant de Tony Valente qui lui aussi avait choisi la voie de l’hyperclassicisme)

– J’ai voulu voir de mes yeux les douze autres espèces non-humaines, les montagnes qui dominent solennellement le monde, les sept mers aussi vastes qu’impétueuses, les bois abyssaux, où les hommes n’ont pas le droit de pénétrer, et ce fleuve au cours si violent qu’il charrie même une île. La chaîne des monts enflammés, dont on entend encore les échos et les dunes désertiques irradiant l’iris. Sans oublier la cataracte d’or, qui se hisse vers le firmament. j’aurai voulu voir tout cela, toutes ces choses qu’on ne trouve pas chez moi. Car notre pays n’est que machines et métal.

Bulma qui savait tout du monde et Goku qui ne savait rien du monde formait un duo déséquilibré, mais ici la princesse Leana et sa maladie de l’ange qui n’a jamais quitté sa cité volante (remember Laputa) et Lashil la machine de guerre élevé par son « grand-père » qui n’a jamais quitté sa « vallée perdue » (remember Dragon Ball) sont sur un pied d’égalité : ils ne savent rien du vaste monde qui les entourent et s’est ensemble qu’ils vont démarrer un road-movie pour découvrir les 12 autres espèces non-humaines, les montagnes qui dominent solennellement le monde, les sept mers aussi vastes impétueuses, les bois abyssaux où les hommes n’ont pas le droit de pénétrer, le fleuve au cours si violent qu’il charrie même une île, la chaîne des monts enflammés, les dunes désertiques irradiant l’iris, la cataphracte d’or et tutti quanti… dans un univers arcanepunk qui n’est pas très éloigné de celui de Gunnm : 7 cités volantes hightech se disputent la domination d’un monde lowtech dont les habitants sont destinés à être exploités voire asservis pour le plus grand profit des élites suprématistes… Une fois encore, quel Monde De Merde !!!
Lashil adolescent à la puissance sans précédent accepte de devenir le Chevalier Azur de la Princesse Leana, et il écrase sans ménagement tout ce que la cité-volante envoie pour la récupérer celle qui pour l’équilibre des puissances doit immédiatement se marier. Mais les choses se compliquent car après avoir croisé les représentants des vin-bos et des ri-sous dans la ville la plus proche (qui fait office de gigantesque marché noir), ils doivent affronter la garde royale commandée par un simili jedi !!!

On connaît le mangaka, et dès ce tome 1 il s’adonne au foreshadowing avec l’opposition entre royalistes et militaristes au sein d’Ariadne, les rivalités entre les 7 cités volantes, où ce mystérieux guerrier à la recherche des « onze qui ont disparus» !

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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