Tsutomu Nihei
(scénario & dessin)

Blame!, tome 2

Manga, science-fiction / cyberpunk / Hard Dark
Publié en VF le 09 août 2000 chez Glénat Manga
Publié en VO entre juin 1998 et septembre 2003 par Kodansha dans Afternoon (« ブラム!, Buramu! »)

Peut-être sur Terre… Peut-être dans le futur… Killy est un cyborg taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique, s’étendant sur des milliers de niveaux. Armé d’un revolver amplificateur de radiations et accompagné de Shibo, un scientifique, il part en quête du « net-gene », un programme qui aurait échappé à la contamination globale d’un virus informatique, et qui serait capable de gérer le monde.

Un tome 2 très sombre mais très intéressant : après un voyage infini, Killy arrive à Akima et pense avoir retrouvé la trace des humains originels avant de tomber sur des elfes triclopes…

Ce tome 2 se déroule intégralement à Vivélec où tout le monde mesure 2m40 et donc où tout le monde prend Killy pour en enfant. Mais Vivélec c’est d’abord et avant tout un enfer capitaliste dans lequel l’élite scientifique a droit de vie et de mort sur les masses prolétaires, tout en se réservant les connaissances permettant d’étendre son existence quasi-indéfiniment… Pour avancer dans sa quête, Killy accompagne les convoyeurs Testu et Yoshio (qui n’est plus d’une tête reliée au tableau de bord de son véhicule), et on a un passage western cyperbunk très plaisant où Killy protège sa diligence des peaux-rouges locales. Mais quand il découvre la vérité sur la cargaison qu’il a transportée, il change immédiatement de camp et se met à détruire le complexe de Vivélec à grand coup de GBE avant que la technocratie ne lui envoie ses psioniques d’élite !

Killy est en cavale, recherché mort ou vif, tant par les chiens de garde du régime que par les révolutionnaires prolétaires qui veulent son arme pour lancer le Grand Soir. Mais Killy ne peut pas fuir, car il doit atteindre la banque de données génétiques de Vivélec pour savoir s’il existe ou a existé à ce niveau de la mégastructure un porteur de gènes sains… C’est dans un séquence d’infiltration 50% Conan 50% Solid Snake que Killy découvre dans les égouts de Vivélec les restes de la nécromancienne Shibo, ancienne scientifique en chef de Vivélec condamnée pour ambition/rébellion : s’il lui donne un corps fonctionnel, elle l’aidera dans sa quête… ATTENTION SPOILERS Et après moult combats, face au boss antédiluvien et monstrueux de la mégacorpo spécialiste en vivisections Killy est sur le point de se faire achever par ses sbires quand une sylphide géante armée jusqu’aux dents lui sauve la mise grâce à ses compétences de hackeuse de génie… FIN SPOILERS

– Qu’est-ce que c’était ?
– Des ouvriers. On les a tués. Tu es de l’extérieur ?

Shibo est certes à Killy ce que Bulma était à Son Goku de Dragonball, mais aussi ce que Sarah Connor était au T-800 de Terminator II, et elle va changer d’apparences autant de fois que ses modèles (en look, en visages, en corps). C’est une scientifique aussi géniale que badass qui va accompagner notre chevalier errant dans sa quête, et c’est à leurs débuts que leur relation est la plus cool car Shibo a déjà été plus loin que lui en tentant une connexion illégale avec la résosphère et le fait bien sentir du haut de ses 2m40 à Killy qui mesure au mieux 1m70 !
Sinon la fin du tome est consacré à leurs efforts communs pour passer au niveau suivant malgré l’indestructible cloison de la mégastructure et l’arrivée des Sauvegardes venues les éliminer…

 

note : 8/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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