Rémi Guérin & Sylvain Dos Santos (scénario)
Guillaume Lapeyre (dessin)

Booksterz, tome 1

Manga, fantasy / fantastique / uchronie 
Publié le 09 septembre 2016 chez Kana

Grâce à de puissants livres magiques appelés codex, les Bookmasterz du monde entier s’affrontent dans des duels magiques lors d’un grand tournoi. Le vainqueur de ce tournoi gagne le pouvoir de créer un nouveau codex à partir du livre de son choix. Soul, 13 ans, et nouveau maître du codex des contes de Perrault, n’a qu’une seule idée en tête : remporter le tournoi pour créer le codex du roman de sa grande soeur… et ainsi redonner vie à ses parents.

Avec Bootsterz nous sommes dans un pur shonen nekketsu magique à invocations, sauf que lesdites invocations sont toutes tirées des grands classiques des belles lettres ou de la littérature populaire ! C’est trop cool !!!

On retrouve toutes les thématiques de Pokémon (faut-il établir des relations de domination ou d’amitié avec ses invocations ?) et de Yu-Gi-Oh (les stratégies sophistiquées et les combos fumés, qui rappellent JoJo’s Bizarre Adventure dont la série de Kazuki Takahashi s’inspire très largement, mais qui apparaissaient déjà avec le Horla de Guy de Maupassant dans City Hall). Car oui, de bien des manières, ne serait que dans l’opposition entre bookmasters et simples mortels, doués et non doués, l’univers de Booksterz pourrait être celui créé par Jules Verne à la toute fin de City Hall… (d’ailleurs il y a des clins d’œil à Sherlock Holmes le papercut autonome de qui vous savez qui vont clairement dans le sens de cette théorie)

Le récit débute immédiatement par un combat d’entraînement entre Mister Ozzy le maître de la Guilde du Sacré Cœur, détenteur des personnages de Lyman Frank Baum (remember Le Magicien d’Oz), et son élève Souleymane détenteur des personnages de Charles Perrault (remember Les Contes de la mère l’oye), qui nous apprennent les nombreuses règles du jeu des duels d’invocateurs… Mais ledit duel est interrompu : après Bedloe le maître des Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, c’est Alcofribas le maître de Gargantua qui s’est fait dépossédé de son codex…

[Maya Hetzel] Tu vas devoir composer avec le codex de « Vingt Mille Lieues sous les mers ». Nombreux sont ceux qui ne sont pas revenus de ses abysses.
[Bao Wukong] Le « Voyage en Occident » te réserve mille et un dangers et je te promets une route semée d’embûches !
[Renart] Charmante équipe, et toi, tu n’as pas une petite phrase d’accroche censée intimider l’adversaire comme tes deux copains ?
[Soulmeyman Targui] Mon nom est Souleymane, tu as tué mes parents ! Prépare-toi à mourir !
[Renart] Ah ? C’est pas mal, mais un moins passe-partout si tu veux à mon avis…

Tous les soupçons sur portent sur Renart, dont la maîtresse est Victorine Leclerc, directrice de la Guilde de Versailles, déjà soupçonnée d’être responsable de la mort des parents de Souleymane des années auparavant… La rencontre au sommet entre les maîtres de guildes amène plus de questions que de réponses, et finalement les grands amis Souleymane, Maya et Bao (oui, un trio qui rappelle celui formé par Naruto, Sakura et Sasuke) bien qu’appartenant à des écoles rivales décident de mener eux-mêmes leur enquête…
Le cliffhanger de fin est terrible : nos héros tombent sur le mystérieux bookmaster renégat qui au cours de l’affrontement finit par invoquer la Ligeia des Histoires extraordinaires qui ouvre littéralement la porte des enfers !!!

Le duo formé par Rémi Guérin au scénario et Guillaume Lapeyre au dessin, issu renforcé par Sylvain Dos Santos, est toujours en grande forme ! C’est cool, c’est fun, bourré d’imagination et servi par des graphismes efficaces et dynamiques toujours aussi séduisants. Et j’imagine que ce n’est pas un hasard si la guilde démocratique du Sacré Cœur est métissée et cosmopolite, alors que la guilde élitiste de Versailles est très « Vieille France » voire « France De Souche »…

note : 7,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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