Ryo Sumiyoshi
(scénario & dessin)

Centaures, tome 3

Manga, fantasy
Publié en VF le 18 septembre 2019 chez Glénat
Publié en VO à partir de 2016 dans le magazine Matogrosso (« Jinba / 人馬 »)

Les centaures, qui menaient depuis les temps anciens une existence pacifique à côté des humains, ont été opprimés et transformés en machines de guerre. La paix revenue, les deux espèces essaient tant bien que mal de trouver un modus vivendi basé sur la coopération. Tanikaze n’a pas connu la guerre et a grandi dans la montagne, loin de tout. Gonta, lui, porte encore dans son corps les traces de la violence des humains. Tous deux vont essayer de trouver leur voie, dans une époque de changements…

Ryo Sumiyoshi transfuge du monde du jeu vidéo a décidé d’intégrer les centaures de la mythologie grecque à la culture et l’imaginaire japonais. Son diptyque sur l’affrontement entre humains « civilisés » et créatures « sauvages » aurait pu se suffire à lui-même, mais après avoir parlé de la Guerre on veut nous parler de Paix…

Dans ce tome 3, le conflit s’est achevé il y a des années, et parmi ceux qui ont survécu à la guerre et à l’esclavage certains veulent voir comment le monde a changé :
– Tanikaze fils de Kohibari n’a jamais connu la guerre, et il est curieux de découvrir cette étrange espèce à deux pattes que sont les humains
– Gonta fils de Matsukaze a connu la guerre dans son âme et dans son corps, et il est encore en colère contre la Terre entière…
– Mikuni est sorti vivant de la dernière bataille entre humains et centaures, il a connu le pire et le meilleur des humains avant d’incarner le meilleur et le pire des centaures donc ne sait plus à quel saint se vouer…
Ils découvrent une cité cosmopolite où cohabitent pacifiquement humains et centaures et où la centauresse Shagozen essaye de faire vivre le rêve de paix de celui qui l’a libérée, qui l’a épousée et qui était humain au sens propre comme ou sens figuré. Mais peut-on tout oublier ? Peut-on tout pardonner ? Tanikaze est prêt pour cette nouvelle société, mais quid de Gonta et Mikuni ? To Be Continued !!!

S’empêcher de voir le monde quand on en ressent le besoin, c’est risquer de passer à côté de quelque chose d’important.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » (à transmettre à vos élus, des fois qu’ils aient oublié) Est-ce un hasard si les partisans de la guerre et de l’esclavage appartiennent tous aux classes sociales les plus élevées et que les partisans de la liberté, l’égalité et la fraternité appartiennent tous à des classes sociales bien moins élevées ? On a fait un choix dans la lutte des classes, car en effet qu’attendre de l’attitude des élites autoproclamées envers les autres peuples quand celles-ci méprisent et exploitent leur propre peuple ???

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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