Sandy Mitchell

Ciaphas Cain

Tome 05 :

L’Appel du Devoir

Roman, science-fiction / space-opera / guerre
Publié en VF le 20  novembre 2020​ (Black Library)
Publié en VO en 2007 (« Duty Calls »)

Voici le cinquième épisode de la série Ciaphas Cain. Une plèbe agitée, des ennemis à l’œuvre en coulisses, et la présence d’une inquisitrice (justement celle qui annote les Archives de Cain !) – voilà qui augure de sacrés ennuis pour Cain, pas vrai ? Ce qui ne manquera pas d’être drôle.

Par pur hasard j’ai lu le tome 7 avant le tome 5, et cela m’a permis de comprendre certaines vannes de cette série qui déjoue l’ordre chronologique…
Une fois de plus le commissaire Ciaphas Cain débarque dans une situation largement plus dégradée que les rapports ne l’avaient annoncée. Une fois de plus le commissaire Ciaphas Cain fait tout pour rester planqué, et une fois de plus il se retrouve toujours là où cela chauffe le plus. J’aurais pu ajouter qu’une fois de plus le commissaire Ciaphas Cain se retrouve face à la menace Génovore mais les choses sont plus compliquées que cela… Et une fois de plus, la narration à la première personne nous prive du développement d’une foultitude de personnages plus cools les uns ou les unes que les autres ! (ça, et la traditionnelle pré-itération de la série)

Donc notre détournement de Sir Harry Paget Flashman débarque sur le monde de Perimunda. L’infestation donc l’infiltration génovore est telle qu’on ne peut plus faire confiance à personne. Et notre antihéros est la cible d’une tentative d’assassinat xénos à peine arrivé sur la planète. Il ne doit la vie sauve que grâce à l’intervention opportune de son love interest. C’est bien dommage que la maisonnée de cette dernière ne soit pas plus développée :
– l’horripilant cogitator Yankel
– l’érudit Mott atteint de logorrhée
– la psyker Raker atteinte de troubles psychiques
– Pelton alias Le Rideau, un blondinet expert en infiltration
– Simeon, un ancien commissaire devenu junkie après son passage par les légions pénales
– Zemelda Cleat, une marchande excentrique aux cheveux vert qui se pique de participer au Grand Jeu
Évidemment dans ce tome, la guerre entre le narrateur et l’éditrice fait rage en direct-live, Ciaphas Cain donnant sa version des faits dans le texte et Amberley Vail donnant un autre son de cloche en notes de bas de page !

Donc la Garde Impériale doit remplacer les Forces de Défense Planétaires suspectes d’infection donc de trahison, en attendant l’arrivée imminente d’une flotte ruche tyrannide (si vous n’êtes pas familier de l’univers Warhammer 40000, imaginez une horde de xénomorphes). Sauf que la flotte ruche tyrannide a déjà commencé à débarquer, et que c’est la course à la biomasse entre l’Imperium qui doit à tout prix protéger militaires et civils, et le Grand Dévoreur qui doit à tout prix amener morts ou vivants lesdis militaires et civils dans ses fosses à digestion pour renouveler voire augmenter ses troupes. La topographie de la planète faite de basses plaines invivables et de hauts plateaux habitables aurait favorisé les défenseurs, si lesdits défenseurs n’avaient pas oubliés que les zones agricoles pouvaient aussi servir de garde-à-manger aux agresseurs. D’où la chouette bataille d’Aceralbaterra, où on retrouve le pragmatique vétéran Broklaw, la valkyrie aux cheveux roux Kasteen, Jenit Sulla alias Édouard Mahuzard dans Les Morfalous, ou tel rescapé ou telle rescapée du tome 2 comme le troufion Jason Voorhees !

Faire bonne impression n’est jamais inutile.

Mais notre antihéros est victime de sa réputation car dans ce tome il est carrément le dindon de la farce, jouet pour ne pas dire appât de l’inquisitrice Amberley Vail et du technogure Lazarus tous les deux à la recherche du magos renégat Metheius qui s’est emparé d’un étrange et puissant artefact sur la Planète Perlia (voir tome 4). Car en plein combat entre humains est xénos on ne cesse d’essayer de l’assassiner, et toutes les pistes mènent à des psykers renégats et à un culte chaotique qui semble sortir de nulle part. Et pour ne rien gâcher, les fanatiques de l’Ordre de la Rose Sanglante de l’Adepta Sororitas bénéficiaires de l’immunité ecclésiastique font tout pour aggraver les choses. Heureusement qu’il se sort de toutes les situations grâce aux enseignements de son senseï Miyamoto de Bergerac !!!

Une fois de plus son ordonnance aux problèmes d’hygiène personnelle est plus cool que jamais :
« – Jurgen, bolter !
– Tout de suite chef… »
« – Jurgen, épée-tronçonneuse !
– Tout de suite chef… »
« – Jurgen, lance-flammes !
– OK chef… »
« – Jurgen, lance-missiles !
– OK chef… »
« – Jurgen, fuseur !
– Attention chef… »

ATTENTION SPOILERS En fait on est dans un récit d’espionnage à la James Bond, sauf que ni le narrateur ni lecteurs et lectrices ne sont mis au courant du truc. Il faut attendre la résolution du récit avec le boss de fin mégalomane qui explique son plan pour s’emparer de tout l’imperium pour comprendre tout cela. Ce n’est pas comme s’il s’appelait Ernst Stavro XX (les vrais savent hein) ! En fait on est dans un récit à la Dan Abnett, mais n’est pas Dan Abnett qui veut. Mais bon, comme on est du début à la fin dans le second degré totalement assumé ça passe bien hein ! FIN SPOILERS

note : 7+/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 
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