Sokura Nishiki
(scénario & dessin)
d’après Tsukasa Hojo

City Hunter Rebirth, tome 3

Manga, polar / humour
Publié en VF le 15 août 2019 chez Ki-oon
Publié en VO là partir de 2017 par Tokuma Shoten dans Comic Zenon (« Kyou Kara City Hunter »)

Avec ses héros favoris, Saori n’a pas le temps de s’ennuyer ! Tandis que Miki se félicite d’avoir enfin conquis l’élu de son cœur, une nouvelle affaire vient perturber le quotidien de Ryo : la belle Akiko Asagami, une nourrice d’exception, a besoin d’un nettoyeur digne de ce nom pour protéger la petite Sara, l’héritière de la famille Nishikujo. Mais contre toute attente, Ryo refuse de s’impliquer dans une mission qu’il juge bien trop dangereuse… avant de se rendre compte qu’il s’agit là d’une occasion en or pour mettre en pratique la fameuse stratégie de Genji ! Commence alors une cohabitation mouvementée avec ses deux clientes…

Dans ce tome 3, Sokura Nishiki continue de revisiter la saga culte City Hunter à la sauce « isekai » (alias la Portal Fantasy eco+). Après L’Éléphant est à moi ! on est passé à L’Ange triste, et on est toujours spectateur du personnage principal elle-même spectatrice de l’intrigue tant la fangirl quadragénaire ne ménage pas ses efforts pour éviter tout contact avec l’enfant télépathe qui pourrait révéler ses secrets…

On est dans le plus pur fanservice, mais on innove un peu quand Kaori / Saori rencontre Yurika Tojo-In son ancienne camarade du club manga elle-aussi fangirl de City Hunter et elle aussi piégée dans l’univers de City Hunter, mais non dans le corps d’un lycéenne mais dans celui d’une écolière… C’est ambivalent que le chapitre 16 s’aventure sur les terres de Sous un Rayon de Soleil du même auteur, car mine de rien on retrouve une adulte piégée dans le corps d’une enfant qui développe une romance avec un enfant sous le regard d’un bellâtre sans doute pédophile en embuscade (selon le principe du Fusil de Tchekov, c’est forcément le professeur des écoles beau-gosse qui est le voleur de vêtements et de sous-vêtements des élèves de sexe féminin de moins de 12 ans)…

– Il faut dire qu’on tombe parfois sur des clients désagréables quand on travaille dans la restauration…

Les graphismes évoluent en se simplifiant, échéances hebdomadaires obligent j’imagine. C’est toujours sympa de retrouver l’univers de City Hunter mais on est dans la redite, et le côté isekai amène finalement plus de distance que de rapprochement vis-vis de l’œuvre originale. Le fan-service n’est pas aussi efficace que cela, et il devient girly vu que la principale attraction est d’espionner Ryo Saeba pour le voir agir pour de vrai en direct-live (ou d’épier les moments « kawai » de son existence »). Vu que la série a du mal à décoller avec les meilleurs récits de la série d’origine, je n’ose imaginer ce que cela va donner avec les moins bons d’entre eux…

PS: pour une série catégorisée « shonen » c’est vachement girly quand même donc on n’est pas loin d’un shojo finalement !

note : 5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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