Sokura Nishiki
(scénario & dessin)
d’après Tsukasa Hojo

City Hunter Rebirth, tome 4

Manga, polar / humour
Publié en VF le 07 novembre 2019 chez Ki-oon
Publié en VO là partir de 2017 par Tokuma Shoten dans Comic Zenon (« Kyou Kara City Hunter »)

Pour Saori, la vie suit désormais son cours dans l’univers de City Hunter… Mais, à sa grande surprise, elle n’est pas la seule à se retrouver dans cette étrange situation : elle se lie d’amitié avec Yurika, une écolière au caractère bien trempé qui, comme elle, n’est autre qu’une adulte dans un corps de petite fille… et une fan inconditionnelle de Ryo !
Seulement, depuis quelque temps, la collégienne semble soucieuse… Ses affaires disparaissent mystérieusement ! Takehiko, un de ses copains de classe, décide donc d’enquêter et tombe nez à nez avec son professeur, qui n’hésite pas à l’accuser du vol…

Et ben voilà ce n’était pas difficile : avec ce tome 4 le mangaka sort des sentiers battus donc d’une zone de confort ronronnante pour faire du neuf, avec des enjeux différents du manga d’origine donc un véritable suspens. Au début Kaori / Saori et Yurika Tojo-In se disent que Tsukasa Hojo n’a pas raconté toute les vie de leurs héros favori dans leur manga chéri, jusqu’au moment où elles comprennent qu’en arpentant les voies de l’inconnu elles ne savent pas par avance ce qu’il va se passer donc qu’elles risquent désormais leurs vies…

C’est dommage que commencer par une 1ère partie très Sous un Rayon de Soleil : on reprend l’adulte piégée dans un corps d’enfant qui revit les joies et les peines de l’enfance, sauf que le pédéraste érotomane qui faisait plus figure de pré-adolescent attardé qu’autre chose est ici remplacé par un authentique psychopathe qui vit du business de la pédérastie (et on n’ose imaginer le pire). Le professeur Goda a toujours été premier en tout, il est persuadé d’être parfait et supérieur au reste du monde, et que donc il a tous les droits y compris exploiter et terroriser des enfants et qu’il doit rester impuni parce qu’il serait un génie… Bref un hominus crevaricus comme les élites autoproclamés en compte tant qui insupportent autant Tsukasa Hojo que Sokura Nishiki (n’est-ce pas, Madame Ségolène Royale alias la Dame Blanche du Poitou). Pas de chance pour lui, Ryo Saeba et Umibozu les terreurs de Shinjuku ont pris le petit Takehiko sous leurs ailes donc il va prendre cher !!! Et pour Takehiko l’avenir est désormais tout tracé : quand il sera grand il sera comme Falcon et fera comme Falcon…

– Le truc, c’est de ne pas écouter les rumeurs et d’aller vérifier les choses par soi-même avant de juger !

Car ensuite on a une 2e partie très Angel Heart ! Alors certes on reprend le schéma connu du nettoyeur qui vient d’Amérique défier City Hunter parce qu’il en marre de la vie et qu’il veut partir en beauté. Ici Jack James est un nettoyeur de 17 ans qui engage Ryo Saeba pour protéger Saori de lui-même et de tous les mafieux qu’il a trahi et qui sont désormais à ses trousses. Saori est un chapitre inédit et comprend que désormais elle risque sa vie : Umibozu affronte les affreux mafieux à coups de lance-roquette tandis que Ryo Saeba et Jack James jouent au chat et à la souris. Le City Hunter passe en mode serious business car Jack James est comme lui une âme perdue, une créature de l’Angel Dust qui a servi de cobaye aux marchands de morts et aux seigneurs de la guerre !

C’est 2e partie est une bonne surprise : c’est bien scénarisé, bien dessiné et bien rythmé. Pour ne rien gâcher on pioche largement dans les classiques du polar hongkongais sur le fond et sur la forme : si l’ambiance est sombre et désespérée Jack James n’est pas le fou suicidaire qu’il paraît être, comme Ryo il a un sombre passé et de tragiques secrets : encore un petit effort et on y est, To Be Continued !

note : 6,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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