Kamone Shirahama
(scénario & dessin)

Divines, tome 1 : Eniale et Dewiela

Manga, fantastique / humour
Publié en VF le 19  juin 2019 chez Pika Edition
Publié en VO en 2012 (« Endevi »)

Quand Eniale, l’ange, et Dewiela, la démone, ne sont pas occupées à se livrer bataille, elles s’unissent malgré elles pour toute sorte d’actions sur notre Terre ! Retrouver la mère d’un bébé abandonné, arpenter Paris en quête des dernières tendances, échapper à un exorciste fou furieux, répondre à la prière d’une enfant dont la mère est souffrante… Eniale et Dewiela ont fort à faire et lorsqu’elles débarquent, c’est la pagaille assurée. Le monde des mortels va être diablement secoué !

Les éditions Pika surfent sur le succès mérité de L’Atelier des sorciers pour publier une autre série de Kamome Shirahama intitulée Divines et qui raconte les tribulations de l’ange Eniale qui doit sauver des âmes et de la démone Dewiela qui doit damner des âmes : les deux fashion victims sont rivales depuis tellement longtemps qu’elles sont devenues amis, mais chassez le naturel il revient au galop et leurs affrontements tournent toujours à la catastrophe…

Chapitre 1 : L’ange, le démon et le cadeau du ciel
L’ange Eniale et la démone Dewiela font une trêve pour retrouver la mère d’une bébé trouvé sur le lieu de leur dernier affrontement en date. Possession d’artiste, pluie de tracts sataniques, hacking des systèmes de communication du monde entier et invocation d’un kaijû prenant la forme d’un caniche géant de centaines de mètres de haut faisant 200 fois la superficie du Tokyo dôme… Mais ce n’est pas la mère qui se manifeste, mais le père, et là c’est le drame ou la crise de fou rire (avec un humour corrosif pour les athées et blasphématoires pour les christianistes, tel qu’on pouvait le lire dans Charlie Hebdo avant que Philippe Val et Caroline Fourest n’en fasse un journal en voie de disparition spécialisée dans l’islamophobie)

Chapitre 2 : Paris, les emplettes et l’exorciste
L’ange Eniale et la démone Dewiela font une nouvelle trêve, cette fois-ci pour renouveler leur garde-robe à Paris, capitale de la mode donc de la décadence. Tout se passait bien avant que l’exorciste Adam Donovan ne tombe par hasard sur Dewiela qu’il pourchasse depuis une éternité, et l’ange ne prenne bien maladroitement la défense de la démone…

– La mode est l’une des cultures les plus fabuleuses que les humains aient jamais créées…
– D’ailleurs la mode n’a pas été transmise par Dieu.
– Non ! C’est l’histoire et le travail des hommes qui l’ont façonnée.

Chapitre 3 : La prière, la petit fille et les p’âme’potes
Désespérée, la petite Maria prie Dieu, le Diable et Bouddha se sauver sa mère victime d’un système de inégale, injuste, et aussi inefficace que corrompu qui offre des omelettes aux caviars aux clients fortunés mais qui laisse plus ou moins crever les patients moins fortunés (vous savez, ce genre de saloperies anglo-saxonnes ultralibérales et néoféodales que veut nous imposer à tout prix cette saloperie de Macronie). Dewiela lui propose de vendre son âme en échange de la santé de sa mère, mais Eniale fait très fort en provoquant un tel bordel qu’Azraël l’Ange de la Mort est obligé d’intervenir en personne !

Chapitre 4 : Le spa, le jardin d’Éden et la vengeance
Suite aux événement du chapitre précédent l’ange cadre supérieur Eniale a bénéficié de la plus grosse prime de l’Histoire du Paradis et pèche par paresse en profitant de vacances bien méritées. La démone cadre supérieure Dewiela qui a elle a été le dindon de la farce desdits événements veut prendre sa revanche : dépouiller sa rivale de son magot en l’obligeant à recourir aux services payants du démons supérieurs Crocell… Eniale qui ne veut pas retourner sur son lieu de travail ne peut que constater l’état déplorable de ce qu’il reste du Jardin d’Eden, et Dewiela lui propose de construire son propre paradis sous la forme d’un inégalable spa de luxe. C’est là qu’Eniale pèche par envie, et de caprices de princesse pourrie-gâtée en catastrophes mondiales Crocell finit par pétér un câble !

Les Grands Anciens parmi vous retrouveront peu ou prou l’univers du jeu de rôle In Nomine Satanis / Magna Veritas réalisé par Croc, mais avec un esprit résolument CLAMP (remember Wish) et un humour irrévérencieux qui n’est pas sa rappeler celui de Kevin Smith dans son film Dogma (vous savez, celui qui a été violemment pris pour cible par les christianistes yankees).
Les graphismes sont de haute qualité et la série ne fait que 3 tomes, donc serait hautement recommandable pour les bibliothécaires et les professeurs documentalistes de France et de Navarre, mais comme on joue beaucoup sur le côté glamour voire sexy d’Eniale et Dewiela avec un humour assez osé je suis obligé de signaler qu’elle est beaucoup moins grand public que L’Atelier des sorciers (d’ailleurs chez Pika on n’est pas débile donc on l’a classifiée en seinen)…

note : 7,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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