Thomas Geha

La Grande Guerre contre les Os

Roman, fantastique / horreur
Publié le 22 septembre 2017 chez Le Carnoplaste

-12000 avant JC. Un vaisseau alien s’écrase sur Terre. Quelques cycles plus tard, un chef de clan, Ock, est pris dans une terrible histoire de squelettes qui reviennent à la vie, capables de transformer les vivants à leur tour en monceaux d’os qui bougent. Evidemment, Ock n’est pas décidé à se laisser faire, et va partir en quête de renforts, histoire de remporter la grande guerre contre les os !

Le très imaginatif Le Carnoplaste a décidé de mettre en avant un jeu littéraire avec leur « collection aventure » : ils fournissent le titre et l’illustration de couverture, aux auteurs de fournir une histoire…

Avec La Grande Guerre contre les Os le sympathique Thomas Geha s’amuse à mélanger dans une nouvelle de 30 pages Rahan et La Nuit des morts-vivants, et dans un survival préhistorique nous suivons la fuite et le combat / le combat et la fuite d’Ock le chef de la Falaise de l’Ours face à des cadavres humains et animaux aux yeux bleus fluorescents (héritage GoT, et c’est con qu’on ne retrouve pas dans la série les animaux zombies du livre qui étaient bien flippants). Comme tout les héros d’apocalypse zombie, Ock a découvert qu’il faut viser la tête pour s’en débarrasser et après avoir échoué à prévenir et sauver plusieurs tribus il n’a plus d’autre choix que de rallier à sa cause le Clan de l’Est en défiant le Orik le puissant…

Ock ne comprenait pas comment cette magie était possible, il ne comprenait pas comment le « sang bleu » du monstre endormi ou mort, quand il recouvrait les os redonnait vie aux chevaux, et même à quelques guerriers laissés là, morts, parce qu’ils avaient été trop imprudents en leur temps. Non, Ock ne tirait pas là de conclusions hâtives, non il n’avait pas ce genre d’imagination : c’était un fait. Il voyait, de ses yeux, des os se relever quand le sang bleu ciel les atteignait.

Pas fan de la fin qui met en scène un Grand Ancien lovecrafien, mais bon on avait déjà la météorite tombée du ciel comme élément déclencheur donc cela n’arrive pas spécialement comme un cheveu sur la soupe… Tout cela ferait d’ailleurs cela ferait une excellente Série B de 2e partie de soirée (ou une Série Z de 3e partie de soirée), donc il faudrait soumettre l’idée aux networks yankee)… Bien qu’on soit dans un récit horrifique, l’esprit et les références sont plutôt second degré et j’aimerais bien lire un récit présentant les mêmes ingrédients traités plus sérieusement. Je sais que le mélange entre Horreur et Histoire est un vénérable exercice de style dans la littérature anglo-saxonne, et peut-être qu’un jour on lira dans la langue de Molière le recueil Zombies of Antiquity de Scott Oden (ou qu’un jour vous lirez ma nouvelle dans laquelle un général chinois et un prince de la steppe font alliance contre une horde de morts-vivants )…

note : 6/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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