Akira Toriyama

Jaco the Galactic Patrolman

Manga, science-fiction
Publié en VF le 15 juillet 2015 chez Glénat
Publié en VO en 2013 dans le Weekly Shonen Jump

Un beau jour, un vaisseau spatial s’écrase sur une île déserte. A son bord, Jaco, un membre de la patrouille galactique arrogant et sûr de lui. Sa mission : empêcher la Terre de se faire détruire pour un terrible envahisseur. Mais pour cela, il lui faut trouver un moyen de rentrer chez lui. Avec l’l’aide d’un scientifique qui vivait reclus sur l’île, Jaco se met en quête de Skygold. Il tombe alors sur Tights, une passionnée de science-fiction qui n’a pas froid aux yeux et qui va se joindre à eux. Jaco parviendra-t-il un jour à regagner la base de la patrouille galactique ?

Jaco est un patrouilleur galactique de petite taille appartenant à la super élite du roi de la galaxie, il est enthousiaste mais naïf, maladroit et gaffeur, confondant allègrement action movies et vraie vie… Omori est un scientifique à la retraite qui vit sur une petite île à l’écart des turbulences du monde, où il travaille d’arrache pied à la construction d’un machine à voyager dans le temps pour sauver sa femme et ses collègues du terrible accident qui leur a coûté la vie… Tights est une jeune romancière de science-fiction dramatiquement en panne d’inspiration…
Par inattention Jaco a crashé au milieu de nulle part son vaisseau désormais inutilisable… Qu’importe puisqu’il est bien sur la planète Terre qu’il doit protéger de l’arrivée imminente d’un extra-terrestre surpuissant et belliqueux, mais avant cela il doit décider si l’humanité mérite d’être sauvée… C’est entre les deux extrêmes du vieillard aigri et misanthrope et de l’adolescente curieuse et pleine de vie qu’il va découvrir ce trou paumé qu’est la troisième planète à droite de Sol 1 !
On est chez Akira Toriyama donc c’est la fête : un requin géant, des voyous hoplites / chevaliers / samouraïs, des policiers ninjas, une popstard ébile, et de gros détournement des super-héros comics et des super sentaï avec un simili Green Lantern Corp commandé par un slime de Dragon Quest, le sauvetage de la navette emprunté à un épisode iconique de Superman, les poses Power Rangers de Jaco… (remember le commando Ginyu ! mdr)
Derrière la grosse déconne, une histoire simple et belle : Jaco va comprend que l’accomplissement de soi peut passer par une vie simple et heureuse, Omori va retrouver foi en l’humanité et en lui-même et Tights va retrouver inspiration et imagination avant de renouer avec sa famille… Je ne sais pas si Akira Toriyama a entendu parler du livre de Réné Fallet ou du film de Jean Girault, mais le look de Jaco, les situations, les running gags… On est carrément dans la version japonaise de La Soupe aux choux et cela transpire de tout partout la bonne humeur et l’humanisme !

– Il est bizarre ton avion. Tu viens de l’étranger ?
– De plus loin encore, je suis un extra-terrestre !

Tout est bien qui finit bien ? Bien plus encore qu’on pourrait le croire puisqu’à cause d’une prise de bec burlesque avec Tights, Jaco rate sa mission et sa confrontation avec le dénommé Kakarotto, renommé ultérieurement Son Gokû, n’aura jamais lieu. Grâce à cela, celui qui devait conquérir la Terre deviendra le super-héros défenseur de la Terre avant de devenir celui de la Galaxie… Car la dernière page nous montre Bulma âgée de 16 ans partir à la recherche des dragon balls qu’elle soupçonne d’être d’origine extraterrestre… ^^
Le chapitre bonus nous montre Jor-El et Lara Lor-Van, euh pardon, Bardak et Giné qui se demandent si leur situation particulière n’est pas une solution pour leur société toute entière… Et alors que Freezer convoque tous les Saiyans sur la planète Végéta, ils envoient leur fils cadet sur une planète considérée comme le trou du cul de la galaxie : la Terre ! Et c’est ainsi qu’Akira Toriyama termine sa carrière de dessinateur : en offrant avec une narration et des graphismes maîtrisés de main de maître un préquel à l’une des plus grandes sagas de la Planète Manga… Chapeau l’artiste !

Une bouffée d’air frais qui fait du bien, un diamant de bonne humeur qui file la patate, un petit morceau d’espoir au fond de cette Boîte de Pandore qu’est le monde tout pourri d’aujourd’hui ! Et cerise sur le gâteau la VF de Glénat est tellement soignée qu’elle a tout d’une édition de luxe… L’histoire est complète et forme un one-shot, alors amis documentalistes et bibliothécaires n’ayant pas les moyens d’investir dans les 42 tomes de Dragon Ball je n’ai qu’un seul mot à dire : foncez vous amuser !!!

note : 8,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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