Lady Mechanika, tome 1 : Le mystère du corps mécanique

Comics, steampunk
Publié le 6 juin 2016 chez Glénat

Dans un monde fait de magie et de science, une femme enquête sur son passé… Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée :  » Lady Mechanika  » !
Joe Benitez est un auteur qui gravite entre le monde mouvant des comics indépendants et les grosses écuries DC et Marvel Comics…
Le chapitre 0 est assez prometteur : l’amnésique Lady Mechanika en quête de réponse sur son passé traque dans les bas-fonds de Londres une créature qui pourrait lui révéler des informations sur ledit passé, avant d’affronter les sbires d’un financier mégalomane qui souhaite s’emparer de son corps pour mener diverses expériences copyrightées…
La suite est malheureusement plus classique : Lady Mechanika profite de la Mechanica-Con pour enquêter à Mechanika City, « The City of Tomorrow » (clin d’oeil à Superman de DC Comics), et récupérer le cadavre d’une créature/création qui lui serait apparentée…
Aparté : en steampunk, s’il y a deux choses qui ont finit par me gonfler c’est le Londres 18XX et/ou le background neutre qui pourrait être transposé partout et nulle part… Eh les gars, plutôt que de tomber dans les gros clichés, inspirez-vous des rôlistes de « L’Appel de Cthulhu » qui ont su réinventer à la sauce horrifique Paris, New York, Chicago, San Francisco, New Orleans, Marrakech, Istanbul, le Caire, Nairobi…
Toujours est-il qu’elle tombe sur les sbires du milliardaires mégalomane Lord Blackpool, menés par une bimbo rousse en combinaison moulante, à savoir Lady Winter (^^) Comtesse de Saint-Germain (^^). Mais les uns et les autres se sont fait devancer par la légende urbaine nommé L’Ingénieur (mélange de Jack l’Eventreur et du Monsieur Sinistre de Marvel Comics ^^)… du coup notre héroïne doit continuer ses investigations dans un cirque itinérant gitan, avant que le cliffhanger de fin nous indique que lesdites investigations vont continuer dans l’héliokrak d’apprenti maître du monde (version steampunk de l’Héliporteur N°64 du SHIELD ou d’un quelconque vaisseau spatial alien ? ^^)

Les gens ont peur de ce qu’il ne connaissent pas. C’est une vérité que j’ai toujours connue car je ne garde aucun souvenir de l’époque ou je n’était pas encore un être contre nature… Les gens craignent la différence: physique, mentale, de comportement. Ceux qui sont différents sont rejetés, ridiculisés parfois éliminés.

Pas mal de textes à lire et qui prennent de la place alors qu’il n’y a vraiment rien de complexe à raconter puisque par bien des aspects nous sommes dans une transposition steampunk de la série télé cyberpunk « Dark Angel ». Surtout qu’on multiple les phylactères où l’héroïne expliquent qu’elle est amnésique et n’a aucun quasiment aucun souvenir de son passé, avant de longuement et précisément tailler la bavette avec son ancienne collègue sans aucune fausse note. Argh la grosse incohérence toute pourrite ! (C’est dommage, parce que franchement j’ai trouvé les textes plutôt bien écrits, et on doit sans doute en remercier la traduction de Jérôme Wicky)
On dévoile aussi trop vite la probable identité de L’Ingénieur autour duquel tourne la plupart des mystères de la série (rien n’est vraiment dit ou montré, mais bon quand on lit entre les lignes le doute n’est guère permis)…
Graphiquement Joe Benitez assisté aux couleurs de Peter Steigerwald assure grave ! Ce n’est pas du bonbon pour les yeux, mais franchement on s’en rapproche assez grandement ! du coup, je peux à peine lui reprocher de ne pas arriver à s’affranchir du cahier des charges de l’industrie du comic avec telle ou telle pose iconique déjà vue moult fois…
Par contre c’est un peu/beaucoup facile de mettre en scène une héroïne à forte poitrine, avec décolleté des familles, pantalon taille basse et cuissardes en cuir se finissant en talons aiguilles… Fan service je te hais ! ^^
Je croise les doigts : pourvu que la suite soit scénaristiquement au niveau des graphismes… (et elle semble l’être, mais quand j’ai vu que le tome 2 était vendu au même prix que tome 1 avec 2 chapitre au lieu de 4, j’ai passé mon chemin en colère contre cette potentielle « alerte arnaque »)
note : 6/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?
 

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