Balak, Michaël Sanlaville & Bastien Vivès

Lastman, tome 7

Manga, fantastique / portal fantasy
Publié le 26 août 2015 chez Casterman

10 ans se sont écoulés depuis la mort de Marianne et la disparition d’Adrian. La vallée des rois jusqu’alors paisible, a basculé dans une période sombre… Le Roi, toujours plus inquiet de maintenir les étrangers au-delà de la frontière d’Ether. Elorna de son côté est devenue une jolie jeune femme et a intégré la Garde Royale tenue pas son propre père…

Notre monde : au fond d’une mine d’etherium, dans l’explosion d’une poche de gaz les ouvriers sont terrifiés par l’ombre d’un iguane géant. Vallée des Rois : le pays est mis en coupe réglée par un Roi Virgil au bord de la folie pour financer une grande guerre contre un autre monde qui n’est incarnée que par la présence de Richard Aldana qui vient tout juste de se faire la malle…

La 1ère partie est excellente avec un Richard Aldana en cavale poursuivis par tout un royaume, et qui trouve des alliés plus qu’inattendus avec Maître Jansen qui ressemble de plus en plus à Chuck Norris, Marie-Hélène Sakova qui ressemble de plus en plus à Demi Moore, et par Luca Wilde le Nick Fury de petite taille qui dirige les mystérieux boucaniers interdimensionnels appelés « Aigles Rouge » (remember les pirates de Time Bandits et des Mondes engloutis). Il pourrait passer sans encombre dans notre monde, mais la vengeance l’anime et c’est plus fort que lui : c’est parti pour une baston dantesque entre Richard Aldana et le Général Morgan épaulé par Elorna et Gregorio ! (et notez bien que Gregorio s’élance à la rescousse d’Elorna qui a franchi la porte des mondes, alors que dans le tome 11 c’est l’autre homme de sa vie qui va s’élancer à sa rescousse quand elle franchira dans l’autre sens la porte entre les mondes)

Votre peuple se meurt… Et vous demandez encore plus de sacrifices ? C’est impossible ! (sic semper tyrannis / macronis)

Je n’ai pas du tout aimé la 2e partie : on est toujours à fond dans les années 1980 / 1990 avec le punk trash de RanXerox et Sin City, où Elorna et Gregorio découvrent notre monde en compagnie d’une faune de péripatéticiennes toutes plus chelous les unes que les autres, la compagnie étant guidée par une caricature de shérif redneck qui n’est pas sans rappeler son homologue raciste de Vivre et laisser mourir et L’Homme au pistolet d’or. Tout ce beau monde finit chez un maquereau sado-maso fournisseur en chef des perversités de la ploutocratie mondialisée. Bref j’ai détesté et cela continue dans le tome suivant, fort heureusement la quête de Richard Aldana est fortement chargée en émotions : après 10 ans de désespoir il retrouve le Nouvel Espoir, et ses retrouvailles avec son ancien padawan prennent la forme d’une magnifique double page où le temps suspend son vol… Sur l’autoroute de la supracoolitude, j’ai failli dérapé à cause de Balak, Michaël Sanlaville et Bastien Vivès ! Oh Yeah !!!

note : 5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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