Nicolas Jarry (scénario)
Pierre-Denis Goux (dessin)

Nains, tome 06 :

Jorun de la Forge

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy
Publiée le 25 janvier 2017 chez Soleil

Alors qu’il a quatre ans, Jorun, le fils cadet de Redwin, se renverse du métal en fusion sur le visage… Marqué pour le reste de sa vie et jalousant le talent de son frère aîné, Jorun est dévoré par la colère. Si Ulrog, son frère aîné, a hérité du don de leur père pour la forge, Jorun, lui, a hérité seulement de sa rage… Incapable de contrôler ce fils de plus en plus rebelle, Redwin le confie à un recruteur de la légion de Fer, une compagnie de mercenaires regroupant les courtards qui fuient le poids de la tradition naine, le déshonneur ou la justice..

Ce tome 6 intitulé Jorun de la Forge commence par un flashforward : alors que le pays est à feu et à sang, un père qui est une légende se bat contre son fils persuadé de n’être rien à part colère, regret et échec.
Nous redécouvrons Redwin, sa famille et la communauté dans laquelle il coule une vie paisible… Mais un ver ronge le fruit : Jorun son fils cadet jalouse le talent de son frère Ulrog sans doute appelé à devenir le plus grand forgeron et le plus grand maître des runes de sa génération… Le fils en colère contre la terre entière finit par rompre avec son frère et avec son père, qui le confie aux bons soins de la Légion de Fer (l’équivalent nain de notre la Légion Étrangère). Jorun suit donc le même destin que le père, et les répétitions entre les tome 1 et 6 sont nombreuses sans aucunement être gênantes : nous sommes dans l’éternel recommencement gemmellien, et ceux qui ont lu Les Pierres de pouvoir, La Reine Faucon ou Rigante savent de quoi nous parlons… L’histoire se répète à chaque génération, car à chaque génération tout est refaire, les hommes et les femmes devant faire leurs propres choix pour apprendre de leurs erreurs et avancer dans la vie.

L’illusion est ce qui nous permet de survivre aux autres. L’illusion du bonheur… L’illusion du partage… L’illusion de liberté… Sans elles, il ne reste qu’une réalité froide, dénuée de tout attrait, de toute chaleur…

Toutefois alors que Redwin avait dû se frayer seul un chemin dans les arènes de la Cité des Sang-Mêlés, Jorun lui peut lui compte sur des amis fidèles : Gurdan, le jovial recruteur, Fey, la GI Jane badass, Orss, le vétéran protecteur, Fodrhon le vieux forgeron, et Sibris la fille du cuistot dont il tombe amoureux sans s’en rendre compte… 15 années passent et la Légion devient sa nouvelle famille, mais quand le chaos et la désolation se rapprochent de son village natal il n’hésite pas un seul instant ! Le brouillard de guerre des mages noirs poursuit sa sinistre avancée, et c’est frappés par un deuil commun que le père et le fils se réconcilie avant de s’enfoncer dans les ténèbres… L’un renonce à sa colère après être devenu le héros de la Bataille de Nurn, l’autre épouse définitivement sa colère pour entrer dans l’éternité en tant que Croquemitaine pour crevards et bad guys… Car plus jamais les mages noirs ne menaceront le peuple nain, mais ceci est une autre histoire !
Nicolas Jarry a écrit que j’avais un don pour débusquer ses intentions, du coup je me permets de déclarer ceci : tremble Lah’saa, Redwin la Colère de Dieu sur Terre vient pour toi c’est jusqu’en enfer qu’il te traquera !!! (et en plus, il n’est plus seul : Justice Forever !)

Peu de choses à dire sur les graphismes particulièrement plaisants (le côté douchebag de Jorun pourrait faire tiquer, mais après tout on est chez les bidasses) : grâce au bon travail de Pierre-Denis Goux le revival Warhammer continue de plus belle, du coup j’ai presque envie de dire que nous sommes en présence d’un nouveau tome coécrit par Steve Jackson, Ian Livingstone et David Gemmell…

note : 8,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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