Olivier Peru (scénario)
Benoît Dellac & Stefano Martino (dessin)

Orcs & Gobelins, tome 5 :

La Poisse

Bande dessinée, fantasy / horreur
Publié le 24 octobre 2018 chez Soleil

La Poisse est un Orkelin, une créature bâtarde mi-Orc, mi-Gobelin. Assassin et voleur hors pair, il est l’un des meilleurs mercenaires de la compagnie Grise. Hélas pour lui, il souffre d’une encombrante malédiction : la déveine.

J’avais hâte de revoir le personnage orkelin de La Poisse introduit dans le tome 18 de la série Elfes : ce tome 5 de la série Orcs et Gobelins est bon mais il n’a pas vraiment marché avec moi car je n’étais pas dans les bonnes dispositions pour l’apprécier… En feuilletant l’album j’ai cru à un Warhammer à la française, mais entre Iron Punk et Dreadful Punk Olivier Peru nous fait avec la narration à la première personne caractéristique de la saga des Terres d’Arran un Resident Evil médiéval-fantastique (ce qui explique un peu mon avis en demi-teinte : je suis revenu du gros bousin scénaristique qu’est devenu la saga vidéoludique de Shinji Mikami). Alors on pioche largement dans le genre horrifique (Dagon, Blade 2, Frankenstein’s Army, Promotheus, Alien Covenant, The Cure for Wellness, Bloodborne…), et on ajoute aux inévitables influences lovecraftiennes qui vont bien les us et coutumes des ghost stories qui vont bien (ce qui nous dirige vers un Fantômes contre Fantômes Dark Fantasy).

– C’est la première fois que je vois quelqu’un les attaquer… Vous êtes comme ces héros de contes de fées.
– Nan, je suis plutôt l’ogre dans les contes de fées.

ATTENTION SPOILERS
La Poisse est tombé dans le fief d’un savant fou : le nécromancien semi-elfe a été transformé en monstre immortel par les parasites dont il est désormais le vaisseau, il utilise ses enfants mutants pour continuer ses travaux sur l’immortalité (et les cobayes ratés sont transformés en fantômes obéissant à ses quatre volontés), et obnubilé par la pureté de sang, il cherche à enfanter une fille pour produire une nouvelle lignée d’immortels en s’unissant à elle… Face à lui et entre la vie et la morte La Poisse faire équipe avec ses grand-père pour survivre d’abord, faire triompher la justice immanente ensuite. Après l’exécution du master plan visant à vaincre le boss de fin, le dénouement est à la fois très ouvert et très noire.
FIN SPOILERS

Si l’album n’est pas aussi noir et violent je dirais que sont agréables les graphismes de Stefano Martino mis en couleurs par J. Nanjan (encore une femme superchromate qui assure les beaux jours de la BD européenne). Les techniciens diraient qu’on est dans la mainstream de qualité dont les Éditions Soleil se sont désormais fait un spécialité et ils auront sans doute raison…

note : 6,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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