Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pécau (scénario)
Philippe Lechien
(illustrations intérieures)

4e Dimension,

tome 3 :

Pris sur le vif

Livre-jeu, fantastique / thriller
Publié en septembre 1988, republié chez Posidonia

Le mois d’août s’annonçait bien : vous aviez un peu d’argent en poche, et vos amis vous avaient invité à venir vous reposer, avec votre fiancée, dans leur grande maison, au bord de la mer. Il ne vous restait plus qu’une semaine avant le départ… Une semaine de vacances, déjà, de flâneries dans Paris et aux alentours… C’est ainsi qu’un jour vous aviez décidé de vous rendre à Thoiry… Vous ne pensiez pas que cette simple promenade allait vous entraîner dans une aventure aussi étrange, un monde troublant dans lequel la fiction et la réalité semblent si intimement liées qu’on a la désagréable impression de vivre un rêve éveillé… Autant dire un cauchemar…​

Merci Babelio, merci Masse Critique, merci Posidonia Éditions, mais surtout merci à les participants du projet Ulule qui ont permis de ressortir du placard les Livres Dont Vous Êtes le Héros à la française… Malheureusement ce fut pour moi qui ait lu un paquet de LDVELH une mauvaise pioche !

Pris sur le vif est le tome 3 de la série 4e Dimension de Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pécau : cela date initialement de 1988, l’illustration de couverture Marcel Laverdet n’est pas spécialement inspirée, et les illustrations intérieures de Philippe Lechien dans le plus style de la BD franco-belge pour adolescent de l’époque ne titille guère l’imagination (on voit le plus souvent le fameux polaroid maudit et le mec barbu et moustachu qui veut s’en emparer).

De temps à autre, un événement étrange, un phénomène inexpliqué peut venir troubler le déroulement de votre vie quotidienne. Souvent, ce n’est qu’un accident. Tout rendre alors dans l’ordre, sans même que vous n’ayez eu à intervenir. Le cours de la vie reprend. Plus rarement, il arrive qu’à partir de tels « accident », une situation se développe de façon mystérieuse, empruntant des voies inattendues. La logique cède alors le pas à l’insolite. L’irréel devient réalité. Et il vous faut livrer un véritable combat contre l’inconnu, contre l’irrationnel, dans l’espoir de retrouver une réalité tangible, rassurante. Hélas ! Ce face à face avec le mystère est bien souvent inégal…

On incarne un étudiant parisien qui passe du bon temps avec sa petite-amie Virginie avant de tomber chez un brocanteur sur un polaroid maudit qui fait disparaître ce qu’il prend en photo. Après avoir perdu le polaroid puis Virginie, ou après avoir perdu Virginie puis le polaroid en fonction des choix initiaux (mais bon, il faut être teubé pour prendre sa copine en photo dans une histoire de polaroid maudit), on a une partie de cache-cache à Paris puis un partie de cache-cache en province. On nous donne le choix d’aller investiguer à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse (en fait il n’y a pas tant de choix de cela, mais tant qu’on évite le funeste « one true path » ça va). C’est donc simple voire simpliste avec l’inévitable retour à la case départ, d’autant plus qu’on ne saura jamais qui est Louis Martien, d’où il vient, ce qu’il veut, et pourquoi il connaissait le polaroid maudit et comment il a su qu’il était tombé entre nos mains.

A plusieurs reprises on nous demande de bien exploiter les indices présents dans « les visions » amenées par l’objectif du polaroid maudits, mais entre le choix d’un quartier parisien au pifomètre (ah il faut qu’il y ait une église, mais tous les quartiers parisiens ont une église !), le choix des villes de province au pifomètre, et le choix des lieux à visiter dans chacune de ces villes au pifomètres (comment on est censé savoir qu’à Toulouse il faut aller sans tarder au Capitole ?), cela devient très vite très lassant…

Pour ne rien gâcher il y a des bugs qui n’auraient jamais dû passer le cap d’une simple relecture : on a un combat à trois sans savoir quelles sont les stats à utiliser, on a un mini-jeu dont les mini-règles se contredisent, et impossible de résoudre l’énigme finale car pour les auteurs 12 + 8 + 17 + 14 + 8 +17 = 82 et non 76 ! Et puis on nous explique que c’est le weekend et qu’il y a des embouteillages sur le périphérique parisien, et quelques paragraphes plus loin on nous explique que c’est le mois d’août et que les rues de la capitale sont vides… Soupirs…

note : 3,5/10

Alfaric

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