Peter Hyams (réalisation)
Collectif (écriture)
d’après Douglas Preston & Lincoln Child

The Relic

Film, fantastique / horreur
Sorti en janvier 1997 (« The Relic »)

A quelques jours de sa grande exposition annuelle, le Muséum d’Histoire Naturelle de Chicago reçoit du Brésil une relique en pierre à l’effigie du démon Kothoga, ainsi qu’un feuillage recouvert d’œufs rouges d’une espèce inconnue. Détail troublant : l’équipage du cargo qui assurait cet envoi a été entièrement décimé et décapité…

 

 

Scénarisation :
Un film entre alien-like et agressions animales qui reprend pas mal de code des films catastrophes. Les mystères ne sont pas terribles terribles mais ils sont cohérents entre eux au moins. On sent que le destin du professeur Whitney aurait pu avoir quelque chose de Lovecraftien… C’est dommage de ne pas avoir pris cette voie (comme dans Arthur Jermyn ou La Peur qui Rôde). Le twist à l’heure film est capillotracté (l’ordinateur central  fermant le musée avant même que les plombs sautent). Mais c’est rigolo de voir la soirée VIP tourner au cauchemar et les bourges se comporter comme la plèbe qu’ils exècrent. Par contre la fin qui repompe Alien qui finit par une grosse explosion est une faute de goût.

Interprétation :
On n’a pas mis d’argent dans le casting et Peter Hyams n’est un grand directeur d’acteur.
Le mésestimé Tom Sizemore campe avec sobriété et efficacité un inspecteur superstitieux.
Penelope Ann Miller est correcte en hybride Tempérance Brenan / Ripley, mais cela ne va pas loin.
On aurait pu mieux utiliser Clayton Rohner en flic totalement dépassé par les événements.
On aurait pu mieux utiliser James Whitmore en vieil érudit en fauteil roulant.
On aurait pu mieux utiliser l’atypique Linda Hunt en directrice de musée.
Oui mais non, et le reste est anecdotique…

 

Réalisation :
C’est hollywoodien. C’est professionnel, c’est efficace, c’est carré. Le yes-man Peter Hyams assure l’essentiel puisque que c’est assez rythmé et assez fluide. Mais outre quelques gimmicks dispensables typiques des années 90 voire des années 80, le film lorgne vers X-Files avec toutes ses scènes dans le noir éclairées à seule lampe torche qui dispensent le réalisateur de faire ce pour quoi il est payé.

Visuels :
Le photographie de Peter Hyams est réussie. Mais pour un blockbuster c’est la norme. Essentielle dans ce genre de film, la créature Stan Winston est aussi réussie qu’efficace. http://fr.wikipedia.org/wiki/Stan_Winston
Elle a inspiré pas mal de créations postérieures. Dommage qu’on la voit trop peu, et que les bas-fonds du Musée de Chicago ne soient pas très différents des couloirs de Nostromo…

Bande-son :
Les musiques d’ambiance de Jon Debney sont efficaces. Difficile de distinguer son travail de celui d’un Alan Silvestri.

C’est classique et convenu, mais Peter Hyams nous a offert une série B réussie. On aurait pu avoir un très bon film fantastique, on se contentera d’un fort plaisant divertissement. Laissons les rageux élitistes parlez d’un mauvais remake des Dents de Mer

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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