Tsukasa Hojo
(scénario & dessin)

Sous un Rayon de Soleil, tome 1

Manga, fantastique / humour
Républié en VF le 04 juillet 2013 chez Ki-oon
Publié entre 1993 et 1994 dans le  Weekly Shōnen Jump

En apparence, Sarah Nichikujo est une fillette absolument normale, qui suit un père fleuriste dans ses nombreux déménagement. Mais elle cache un double secret : non seulement elle a le pouvoir de communiquer avec les végétaux, mais en plus elle s’est arrêtée de grandir. Elle est donc contrainte de changer régulièrement d’école pour éviter d’éveiller les soupçons. Un grain de sable finit par se glisser dans cet engrenage bien huilé lorsqu’elle fait la rencontre du jeune Tatsuya Kitazaki.

Le récit court Le Temps des cerisiers continue et nous retrouvons le personnage de Sarah Nishikujo qui était déjà apparue dans le récit de City Hunter intitulé L’Ange triste et qui ici s’épanouit dans la série Sous un Rayon de Soleil. Comme les personnages du Kimagure Orange Road d’Izumi Matsumoto (un mangaka aujourd’hui un peu oublié, mais qui a eu une très grande influence au tournant des années 1980/1990, et qui a travaillé au Weekly Shonen Jump à la même période que Tsukasa Hojo), l’héroïne doit déménager à répétition et dans la précipitation pour que personne ne découvre ses secrets : c’est une psionique capable de communiquer avec les végétaux, et bénédiction ou malédiction elle dispose de la jeunesse éternelle puisque son corps est bloquée à l’âge de la pré-adolescence… Heureusement elle peut compter sur son père Hayato sosie d’Umibôzu / Mammouth, et tous les gens qu’elle rencontre qui ne sont pas forcément des aficionados de la chasse aux sorcières ! Des années après son heureuse rencontre avec le jeune Mazaki, elle emménage avec son père et sa boutique mobile appelée « Sous un Rayon de Soleil » dans un nouveau lieu et elle se prend rapidement la tête avec le dénommé Tatsuya Kitazaki comme elle champion de l’école buissonnière (leur relation aurait pu être celle de Tatsumi et Yûki dans dans la série Rash!!). A l’image des autres héros / héroïnes de l’auteur, nous sommes en face d’un « problem solver », et s’il est fort avare d’information concernant leurs origines à chaque fois qu’il en donne il s’emmêle les pinceaux…

Dans un 1er récit, malgré bien des difficultés Sarah parvient à réconcilier Tatsuya, sa sœur Satsuki et l’arbre styrax accusé d’être responsable de son accident et de son handicap mais qui en fait lui a sauvé la vie…

Dans un 2e récit, Sarah joue les entremetteuse en hâtant la floraison de lys zéphyr pour que la dénommée Konishi fasse sa déclaration d’amour à Tatsuya avant que celle-ci ne quitte définitivement l’école…

– Tu comprends, maintenant, la peur qu’a pu avoir cet arbre quand tu as menacé de l’abattre ?!
– La peur ?! Mais c’est un végétal !! Il n’a pas d’émotions !!
– Bien sûr que si !! Les arbres sont des êtres vivants, donc ils ressentent des choses… Je sais de quoi je parle, je suis fleuriste !! Les plantes sont aussi sensibles que les humains !! Elles ont des pouvoir que tu ne soupçonnes même pas, comme celui de comprendre nos sentiments !!

Dans un 3e récit, Sarah et Tatsuya sont confrontés à une légende urbaine en la présence d’un vieux châtaigner considéré comme un arbre maudit… Car maudit est l’arbre plus que centenaire qui a vu la mort de plusieurs humains et qui ne veux plus être le témoin de tels drames !

Dans un 4e récit Sarah et Tatsuya font tout pour que le patibulaire Hayato vive sa romance avec Mademoiselle Kashima, mais ils se trompent sur toute la ligne (vieille ficelle tellement bien utilisée par le mangaka)…

Tsukasa Hojo dessine toujours aussi bien et se révèle toujours efficace dans le mélange entre émotion et humour (il manque l’action, mais cela, c’est quand il est en grande forme). J’enlève des points parce qu’il ne tire que très partiellement partie de son pitch de départ doublement intéressant (Syndrome Izumi Matsumoto ?), et parce qu’il met en avant le personnage de Genichiro Oki qui aurait peut-être pu passer dans le Japon des années 1990 mais qui aujourd’hui et/ou ailleurs devrait répondre de ses penchants pédophiles devant la justice ! L’instituteur fétichiste des jeunes filles en fleurs de 8 à 12 ans en tenues plus ou moins légères, on avait plus vu cela depuis le photographe David Hamilton accusé de viol de tous les côtés ! (Alors si on ajoute un personnage coincé entre deux âges qui physiquement a 10 ans mais mentalement a entre 20 et 30 ans, le terrain devient particulièrement glissant !!! Je dirais même qu’on aggrave les choses puisque Sarah est en 5e dans l’épisode pilote alors qu’elle est en CM1 dans la série régulière)

note : 6/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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