Brian Lumley

La Terre des rêves tome 2, Le Vaisseau des rêves

Roman, fantasy / fantastique
Publié en juin 1997 en VF chez Pocket, réédité en avril 2015 en intégrale chez Mnémos
Publié en 1986 en VO (« Ship of Dreams »)

Le soleil des Contrées du Rêve a déjà brillé plus fort pour David Hero et son compère, Eldin l’Aventurier. Dans la ville fabuleuse de Celephais, ils ne sont pas comblés d’honneurs mais, malgré leurs exploits, traduits en justice et chassés comme des chiens galeux. Non sans emporter quelques souvenirs, comme il sied à d’honnêtes voleurs.
Tandis qu’ils reprennent leur existence de joyeux vagabonds, prompts à lever le coude et volontiers bagarreurs, la superbe Reine des Zombis conduit son armada de bateaux volants vers Serannian, la cité des nuages. Son but ? Renouveler son stock de morts vivants. Sans doute sa manière à elle de faire son marché, se disent David et Eldin, bientôt engagés par le roi de la Cité des nuages pour s’opposer aux sombres desseins de la Dame Noire. Les actions des deux amis sont eu hausse ! Mais Zura, puisqu’ils la cherchent, a juré qu’ils seront ses premiers morts vivants.

Le Vaisseau des rêves paru en 1986 et traduit par Isabelle Troin est le deuxième tome d’une sympathique trilogie inspiré par les démons et les merveilles de la Fantasy d’H.P. Lovecraft.
Je vais être direct : j’ai moins aimé que le tome 1 car il manque le zeste d’originalité et le grain de folie qui en faisait le charme… Mais je crois aussi qu’il s’agit surtout d’une question d’équilibre car malgré le côté picaresque pleinement assumé l’histoire finit bien mieux qu’elle n’a commencé ! Car on commence de nouveau par un parodie de Sword & Sorcery, plus précisément une parodie du Cycle des Épées de Fritz Leiber, Eldin noyant son chagrin d’amour dans l’alcool puisqu au pays des rêves sa fiancée s’est réveillée le jour de leurs noces, et David Hero en dandy qu’il est court jupons et bagatelle avec les risques que l’on connaît… Condamnés pour leurs excès, ils vont plaider leur cause à la cour du Roi Kuranes à la ville dans les nuages de Serannian, qui est prêt à tout leur pardonner en échange de l’accomplissement d’un quête…

– Vous lutterez contre des puissances capables de détruire votre âme immortelle et votre subconscient. Vous serez confrontés à de la magie noire, à des horreurs démoniaques, à des visions plus atroces que vos pires cauchemars, et…
– Euh, excusez-moi, seigneur, mais essayez-vous de nous enrôler ou de nous décourager ?

On passe ensuite au swashbuckling et les deux compères affrontent la flotte aérienne de la reine des damnées (une nymphomane nécromancienne et nécrophile appelée Zura la Noire), et après moult tribulations en compagnie du capitainerie Limnar Dass (qui m’a rappelé au bon souvenir du brave Hugh Barrel d’Edmond Hamilton), de Gytheryk Imniss l’apprenti sorcier dresseur de spectres décharnés, ou de la Chose qui Court lors la traversée au pas de course du monde souterrain, on revient à la case départ de la cité volante. Là l’auteur devient très cool en mettant en scène un actioner arcanepunk, véritable pendant fantasy de L’Arme fatale, dans lequel c’est en lieu et place de Roger Murtaugh et de Martin Riggs qu’Eldin l’Aventurier et David Hero doivent neutraliser les zombies terroristes qui ont pris en l’otage le Roi Kuranes et qui menacent de faire s’écraser la cité volante… Je suis presque sûr que le prolifique Simon R. Green, l’un des mes auteurs préférés c’est inspiré de tout cela pour ses propres séries cool et fun !

Les puristes d’H.P. Lovecraft détestent viscéralement Brian Lumley, le traitant de tous les noms, mais une fois qu’on accepter que l’auteur anglais utilise les créature et l’univers de l’auteur américain comme jouets et comme terrain de jeu, c’est plutôt fun (mention spéciale au Conservateur du Musée).

note : 6,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?
 

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