Shinya Umemura (scénario)
Ajichika & Takumi Fukui (dessin)

Valkyrie Apocalypse, tome 7

Manga, fantasy / fantastique
Publié en VF le 18 février 2021 chez Ki-oon
Publié en VO depuis 2017 chez Tokuma Shoten
(« Shuumatsu No Valkyrie »)

C’est dans un décor atypique que se déroule le combat qui oppose Héraclès à Jack l’Éventreur ! En effet, pour l’occasion, l’arène figure désormais le Londres du XIXe siècle ; un environnement où le tueur en série semble s’épanouir puisque, contre toute attente, il parvient à prendre le dessus sur son divin adversaire sans trop de difficulté… L’épreuve est de taille pour le héros grec : c’est en réalité la perfidie sans limites de l’être humain qu’il doit affronter et, malgré sa puissance démesurée, le voilà pris au piège de son ennemi ! Arrivera-t-il à retourner la situation à son avantage ?​

Dans ce tome 7, Héraclès en mode Jésus Christ est plus que jamais Alcide le champion de l’humanité, mais au nom des siens il doit vaincre Jack l’Éventreur le pire de tous les hommes ici libéré de l’Enfer pour sauver l’humanité. Le combat des dieux contre les hommes devient donc celui d’Héraclès qui veut prouver à Jack l’Éventreur que l’espoir construit les couleurs de la vie, et Jack l’Éventreur qui veut prouver à Héraclès que le désespoir détruit les couleurs de la vie… Le rescapé des abysses veut d’ailleurs le repeindre selon ses propres couleurs, mais est-il de taille face à inébranlable héros qui éblouit le monde de sa propre lumière ?

D’un côté Jésus, d’un autre côté Judas.
D’un côté la lumière, d’un autre côté les ténèbres… Nous avons le champion des dieux contre son gré qui déclenche sa plus puissante attaque au mépris de sa propre vie (les tatouages vivants remportés par ses travaux dévorent sa propre vie), et nous avons le champion des humains contre son gré qui révèle son véritable pouvoir au mépris de sa propre vie (sans ses ruses et ses fourberies, sans ses plans à l’intérieur de ses plans il ne reste qu’un humain face à un dieu)…

Même les monstres ont besoin d’un messie…
Et Héraclès qui a expérimenté le pire comme le meilleur de l’humanité pourrait bien être celui du serial killer dénommé Jack l’Éventreur !!! Le relationship drama entre le beau-gosse bodybuildé et le dandy efféminé respire à plein nez la bromance yaoi… Nous sommes dans le détournement pour ne pas dire l’inversion de l’affrontement entre Juza des Nuages et de Raoh le conquérant des temps nouveaux. Donc nous sommes dans l’hommage à l’un des plus grands moment de la saga Hokuto no Ken, détesté par les rageux élitistes allergiques aux « japoniaisieries » (remember la passe d’armes entre Ségolène Royal et Testuo Hara)…

– Je suis un demi-dieu… né sur cette terre parmi les hommes avant d’être admis au sein de l’Olympe ! J’ai le point de vue des deux camps, alors laisse-moi te dire une chose… Les humains sont stupides ! Jalousie, haine, discrimination, mépris, tyrannie, convoitise, déchéance, fourberie, vengeance, paresse, soumission, insurrection, trahison, luxure, orgueil, égoïsme, adultère, ruse, rage, conspiration, rancœur, abandon, désir, désespoir… Et pourtant, malgré tout, moi je les aime !

« Cher Dieu, pardonne-moi ! »
Course contre la montre, course à la vie, course à la mort, jusqu’au bout du bout les deux protagonistes ne lâchent rien. Et c’est noyé dans un océan de mélancolie que nous assistons à une conclusion pleine d’humanité mais d’un totale ambiguïté… Qui a gagné ? Est-ce que quelqu’un a gagné ?? D’ailleurs gagner qu’est-ce que cela veut dire d’ailleurs ??? Tout cela relève de la philosophie voire de la métaphysique (j’entends d’ici les cris de putois et les râles d’agonie de Luc Ferry, et je dois avouer que je m’en réjouis)… Certes l’humanité a remporté des points, mais à quel prix ? To Be Continued, OH YEAH !!!

Shiva s’apprête à rentrer dans l’arène alors qu’il se souvient que lui aussi a été un homme avant d’être un dieu… Pendant ce temps, Bouddha est agressé par Loki et les dieux chinois avant d’être secouru par la Team Samouraï menée par Kojiro Sasaki et Toshiro Hijitaka !
« – C’est une révolte ?
– Non Sire, c’est une révolution ! »

PS : je dois malheureusement signaler qu’aucun site légal y compris l’éditeur ne propose d’extrait de l’ouvrage, donc je suis obligé de passer par des scantrads pour illustrer cette chronique (preuve encore une fois qu’il y a ceux qui ont la carte et ceux qui le n’ont pas, et ce manga visiblement ne l’a pas et on sait pourquoi)…

note : 9/10

Alfaric

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