Hideyuki Furuhashi (scénario)
BETTEN COURT (dessin)
d’après Kôhei Horikoshi

Vigilante, My Hero Academia Illegals tome 7

Manga, science-fiction / super-héros
Publié en VF le 02 janvier 2020 chez Ki-oon
Publié en VO à partir de 2016  par la Shueisha dans Shounen Jump + / Shounen Jump GIGA (« Vigilante – Boku no Hero Academia Illegals / ヴィジランテ 僕のヒーローアカデミアILLEGALS»)

La police pense avoir identifié l’objectif de la Villain Factory… Il s’agirait de kidnapper les gens avec un alter prometteur pour les transformer en mutants surpuissants ! Manque de chance, le trigger utilisé par l’organisation criminelle semble originaire de Chine, bien au-delà de la juridiction des super-héros japonais…
Pourtant, quelqu’un est déjà sur le coup : Knuckle Duster, peu concerné par le respect des lois. La ressemblance troublante entre les méthodes du nouveau dealer et celles du héros disparu O’Clock ne fait que renforcer l’intérêt du justicier pour cette affaire… car s’il est une personne capable de retrouver l’usurpateur, c’est bien O’Clock lui-même !

Les auteurs ont trouvé leur formule de confort avec l’association d’un côté fête et d’un côté enquête qui débouchent tous les deux sur un grand final epicness / tragicness to the max…

Alors dans ce tome 7 Makoto Tsukauchi continue de jouer aux impresarios, sauf qu’à force de racketter Captain Celebrity elle a finit par apprécier ses bons cotés et par le prendre en pitié. Pour sauver sa carrière et son couple, elle organise un immense fête d’adieu au Sky Egg de Tokyo devant 50000 spectateurs et un beau parterre de super-héros. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, elle met à contribution tous les participants de la Narufête ! (je ne cautionne pas tout ce gros délire autour du showbusiness, mais qui au Japon n’est pas marabouté par les « Idols » à la fois acteurs, chanteurs et mannequins ?)
D’un autre côté les super-héros font pour une fois leur boulot en remontant jusqu’à la Villain Factory qui cause tant de problèmes à l’ordre public : Fat Gum, Eraser Head et Kaniko alias Monika Kaniyashiki multiplient les infiltrations et les investigations jusqu’à remonter au super-vilain possédant le même alter que l’ancienne gloire O’Clock qui sous pression relâchent ses mutants kamikazes avec pour mission de détruire le Sky Egg…

CATASTROPHE. Calamité frappant la nature ou la société humaine. Bouleversement. Fin tragique d’une histoire. Désastre.

La crème des super-héros est prisonnière de la super-structure, donc entre 500000 individus et une mort assurée il ne reste que Captain Celebrity. Il donne tout ce qu’il a : il sait qu’il n’en reviendra pas parce qu’il s’agit de son dernier combat, et il veut donner une bonne image de lui à Pamela qui a fait de lui un papa (droit de quota de flashback entre le beau-gosse sûr de lui mais très/trop naïf vantard et l’intello mal dans sa peau dont il est tombé éperdument amoureux). Quand tout semble perdu, arrive Koichi qui lui sert de bouclier au péril de sa vie. Car oui ce dernier ne cesse de repousser ses limites pour se découvrir de nouveaux pouvoirs depuis qu’il arpente la voie de son mentor Knuckle Duster (qui je le rappelle est un simple être humain sans aucun super-pouvoir contrairement à ce que croient tous ses alliés et tous ses ennemis). C’est sous nos yeux que les losers se métamorphosent en winners, mais tiendront-ils jusqu’à l’arrivée des renforts alors que le vilain of the week lance toutes ses forces dans la bataille pour obtenir son 11/09/2001 à lui tout seul ? C’est plus que jamais To Be Continued !

Cela m’a fait plaisir de revoir Knuckle Duster qui a abandonné son costume de super-héros pour endosser mieux vaut tard que jamais son costume de père. Lui qui vient de perdre sa femme depuis longtemps plongé dans le coma est désormais prêt à tout et au reste pour renouer avec sa fille libérée de sa malédiction en pleine rééducation. Mais chassez le naturel il revient au galop, il a passé trop d’années à lutter pour la cause de la justice pour tout abandonner donc lui aussi se lance à la poursuite de l’héritier d’O’Clock passé du Côté Obscur…

 

Alors oui c’est moins bien dessinée et moins bien rythmé que dans la série mère (qui semble être passée de « hype » à « OSEF »), mais là au moins j’ai eu ma dose d’epicness : parfois il faut faire simple pour faire efficace… Après c’est dommage que ce préquel soit autant raccord avec la série d’origine à un détail près : comment les super-héros peuvent-ils être aussi démunis contre la Villain Factory dans My Hero Academia après avoir autant lutté contre elle dans dans Vigilante ???

note : 7/10

Alfaric

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