Nanahiko Takagi
(scénario & dessin)

Angolmois, tome 7 :

Chronique de l’invasion mongole

Manga, histoire / moyen-âge
Publié en VF le 21 janvier 2021 chez Meian
Publié en VO entre 2013 et 2018 par Kadokawa Shoten dans Comic Walker puis Samurai Ace (« Angolmois – Genkō Kassenki »)

Dans un passé lointain, le château de Kaneda a été bâti à Tsushima en tant que base des gardiens. Les forces de Tsushima s’y sont cloîtrées afin de se préparer à l’assaut Mongol, mais Kazuhisa, l’un des exilés, se joint à l’ennemi et les fait entrer dans le château. Entre lui et Jinzaburô, lequel des deux pourfendra l’autre de son sabre ?!

Un tome 7 un peu en dessous, parce que les dessins sont un peu moins bien et parce qu’on semble être dans un tome de transition…

En mettant le feu à leur propre bastion, les Purificateurs jettent dans les flammes les soldats mongols infiltrés à qui le traître avait ouvert la voie. Le plan du jeune général mongol Edei Uriyan tombe à l’eau, et ce dernier ne sait pas s’il doit sonner l’assaut général ou la retraite. C’est alors que déboulent sans prévenir les « Dirty Dozen » de Jinzaburô Kuchii qui semble ne s’épanouir qu’au cœur de la folie (à ce moment le dessins qui perdent en qualité gagnent en expressivité : on peut le pardonner)…

Jinzaburô Kuchii est ensuite confronté au traître et après l’avoir châtié il se pose beaucoup de question (mais attention, un traître peut toujours en cacher un autre). Le loyaliste sans dieu ni maître était-il meilleur que le traître qui a tout risqué pour reconstituer la famille qu’il a perdue à cause de l’avidité des puissants ? (Mais qui sont ces élites autoproclamées prêtes à pourrir et détruire la vie de milliers et de milliers de gens juste pour obtenir un peu plus d’argent ? C’est clair qu’elles n’appartiennent pas à l’humanité, depuis le temps ça se saurait, et qu’au mieux ces raclures de bidets sont à karchériser de tout urgence pour raisons sanitaires !)

Nos pires ennemis sont toujours près de nous.

On a ensuite des passages mettant en avant tel ou tel personnage secondaire, mais un gros droit de quota de flashbacks se taille la part du lion et on découvre comment Jinzaburô Kuchii a acquis le « Style Gikei ». Et là j’ai clairement décroché… L’enseignement c’est partager ses connaissances et ses compétences, ses savoirs, ses savoir-faire et ses savoir-être, pour tirer le plus haut possible le maximum de gens possible. Donc l’enseignement ce n’est faire subir l’enfer, physique ou psychologique, pour sélectionner des survivants destinés à former une élite autoproclamée qui n’a d’autre valeur que « Dieu pour tous et chacun pour soi » (on mesure tous les jours les dégâts incommensurable de l’élitisme à la con des prétendues « grandes écoles » aujourd’hui partisanes du « take the money and run »). Néanmoins ce passage ramène dans le récit le mystérieux commando mongol maîtrisant le « Style Gikei », et nous découvrons ainsi Ryôzô qui affirme être de père japonais (ce qui relance les mythes comme quoi le héros japonais Yoshitsune Minamoto aurait émigré au lieu de se suicider pour rejoindre l’Empire Mongol)…

En fin de tome le signes néfastes s’accumulent : l’armada mongole va s’abattre sur le bastion des Purificateurs. L’aube se lève, et Jinzaburô Kuchii déclare que c’est un jour faste, autre dit un bon jour pour mourir…

note : 7-/10

Alfaric

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