Tsuyoshi Takaki
(scénario & dessin)

Black Torch, tome 2

Manga, shonen / fantastique
Publié en VF le 05 avril 2018 chez Ki-oon
Publié en VO entre 2016 et 2018 par la Shueisha dans Jump SQ (« ブラックトーチ »)

Un ninja des temps modernes allié à un esprit surpuissant : le combat entre démons et exorcistes ne fait que commencer !
Depuis que Jiro a fusionné avec une étrange entité du nom de Rago, sa vie est devenue un enfer… Tous les Mononoke veulent l’affronter pour s’approprier la puissance du « Soleil noir’, et il a été enrôlé de force dans une mystérieuse organisation, le Bureau des investigations secrètes. Avec Ichika Kishimojin, une combattante qui ne cache pas son antipathie pour lui, Jiro a rejoint une toute nouvelle unité : « Black Torch » ! Le jeune agent doit encore faire la connaissance de ses autres équipiers, mais déjà la coopération s’annonce difficile…

CDans ce tome 2, nous sommes plus que jamais dans un shonen donc pour placer au plus vite une baston on invente un rivalité entre Jiro Azuma la racaille branlou et Reiji Kirihara l’intello chelou (c’est censé être une séance d’entraînement mais c’est surtout un concours un concours de virilisme entre deux adolescents titillés par leurs hormones).

Première mission pour « Black Torch » : découvrir qui a fait évader Rago de la stèle funeste dans laquelle il était scellé depuis une éternité. Le principal est amnésique : ça alors, on n’avait vu venir cette grosse ficelle scénaristique. Non, ce n’est pas de l’ironie : rien n’indiquait dans le tome 1 que Rago était amnésique (tout indiquait même plutôt le contraire). Pire cette grosse ficelle de l’amnésie à géométrie variable puisque Rago se souvient de tout quand il faut que cela fasse avancer le scénario. Je vais passer sur le chef de bureau qui se lamente de n’avoir aucun moyen à sa disposition, que son équipe ne soit constitué que de 5 personnes, mais qui distribue à ses subordonnées des power armor qui coûtent le prix d’un avion de chasse… Alors Ryosuke Shiba et Ichika Kishimojin enquêtent à l’extérieur d’un sanctuaire et Jiro Azuma et Reiji Kirihara enquêtent à l’intérieur dudit sanctuaire. Un adolescent démoniaque (pléonasme ?) leur tombe dessus et déclare vouloir fusionner avec Rago pour devenir le démon « numero uno ».

L’idée d’avoir plusieurs factions parmi les démons est toujours intéressante, mais l’auteur ne développe pas du tout cette voie alors qu’en fait il s’oblige à suivre cette voie : c’est carrément ballot ! C’est ballot aussi qu’on ne revoit plus avent un caméo à la toute fin, et c’est encore plus ballot que le boss de fin qui se veut classe et badass car supérieur au reste de la création n’ait pas plus de jugeote et d’ambition de l’adolescent démoniaque immature au possible (ouin je veux revenir au temps où j’étais un dieu et où tout le monde m’obéissait car tout le monde m’était inférieur / tout le monde était gaga devant moi : qu’est-ce que c’est que ces personnages qui on les mêmes problèmes sociaux, mentaux et émotionnelles que des enfants de moins de 4 ans ?). Alors Ryosuke Shiba nous explique qu’il a organisé un plan machiavélique pour que Toko Kusumi et Banjuro Tokieda de la première section spéciale (plagiats de personnages de Tokyo Ghoul) soient présents sur les lieux lors de leurs investigations pour servir de renforts au cas où les choses tourneraient mal. Mais s’il n’avait pas été un gros teubé, ils n’auraient pas laissés ses subordonnés qui n’ont jamais collaborés dans la panade. C’est comme même du niveau de « Sammy et Scouby vous allez à gauche vous faire pourchassez par des monstres, nous on va à droite tranquillement chercher des indices »…

– Ô Rago, ô Soleil Noir qui dévore les astres, sors de ton log sommeil pour nous prêter ta force ! Ainsi,ensemble nous rendrons aux Mononoke leur dignité perdue et redonnerons au monde la forme qui sied ! L’heure est venue de rappeler à ces stupides humains toute l’étendue de nos pouvoirs et d’infliger aux Onmitsu le châtiment qu’ils méritent !

Bon Ryosuke Shiba n’est pas complètement con non plus puisqu’il envoie ses subordonnés faire de l’entraînement / power-up sous la houlette de la démone Fuyo qui avec ses lotus de la démence (alerte repompage Shurato) envoient les personnages affronter leurs démons intérieurs dans des mondes illusoires. Bon ben déjà on introduit sans prévenir que les chasseurs de démons collaborent avec les démons : il y a avait matière à développer quelque chose d’un peu plus consistant. Ensuite après le cliché de l’adolescente bien boobée en tenues et en poses suggestives, et après le cliché de la cadre-supérieur froide et dominatrice, voici le cliché de la lolita sans âge excentrique et narcissique…
– droit de quota de flashbacks avec Reiji Kirihara dont le frère jumeau surdoué a été possédé par une épée maudite
– droit de quota de flashbacks avec Ichika Kishimojin qui a perdu sa mère pétrifiée par un démon inconnu
– droit de quota de flashbacks avec Jiro et Rago, mais ce sera pour le tome suivant…
Dans le passé ou dans le présent qu’est-ce que c’est que ces épreuves à la con ? Je sais bien que certains japonais sont des perfectionnismes de l’extrême peu ou prou complètement barrés, mais aucun peuple et aucune organisation ne peut survivre à des entraînements mortels pour tous qui ne seraient pas assez puissants pour y survivre ? Ça ne gêne personne qu’un shonen à destination des adolescents développent impunément des thèses totalitaristes extrémistes ???

 

Désolé de jouer le rôle du pisse-froid, mais c’est trop rempli de clichés…

note : 6/10

Alfaric

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