Tsuyoshi Takaki
(scénario & dessin)

Black Torch, tome 3

Manga, shonen / fantastique
Publié en VF le 05 juillet 2018 chez Ki-oon
Publié en VO entre 2016 et 2018 par la Shueisha dans Jump SQ (« ブラックトーチ »)

Jiro Azuma, Ichika Kishimojin et Reiji Kirihara ont tous les trois intégré l’unité Black Torch, chargée de combattre monstres et démons de tous poils. Mais pour avoir une chance contre leurs ennemis, les jeunes recrues ont besoin d’entraînement… Chaque agent est donc plongé dans un monde d’illusions par Fuyo, une petite Mononoke qui coopère avec les humains. Objectif : briser le sort avant d’être vaincu par ses propres constructions mentales… Or si Reiji et Ichika y parviennent sans trop de difficultés, de leur côté, Jiro et Rago se retrouvent confrontés à une gigantesque bête noire !

Comme prévu ce tome débute par un droit de quota de flashbacks consacré au passé de Rago (c’était bien la peine de nous avoir emmerdé avec sa prétendue totale amnésie dans le tome 2, n’est-il pas ?). Grosso modo on développe la question de la cohabitation entre démons immortels et humains mortels, et on voit que Rago vit pépère dans son coin à partir du moment où il a renoncé aux games of thrones de mes couilles si chers aux élites de mes couilles. On aura droit comme dans Naruto à une scène miroir dans le tome 5 avec le bosse de fin : Rago vivait tranquille dans son coin avant que des démons intolérants, fanatiques et suprématistes ne viennent foutre la merde dans sa vie, mais il décide de renoncer à la vengeance pour préserver ses principes : Amagi vivait tranquille dans son coin avant que des humains intolérants, fanatiques et suprématistes ne viennent foutre la merde dans sa vie, et il décide d’assouvir sa vengeance en tuant tout le monde pour devenir maître du monde quitte à violer tous ses principes… Ce n’est pas très subtile, hein ?

– Vous autres humains ne changerez jamais ! Orgueilleux, insolents… Toujours prompts à agir comme si vous dominiez le monde… Vous me donnez envie de vomir !

Ensuite Amani lance une attaque terroriste (c’est super à la mode dans la production artistique depuis le 11 septembre 2001), donc Black Torch monte au front (mais il n’y avait pas 4 division au-dessus d’eux pour s’occuper de la situation ?) pour affronter un envoûteuse, un illusionniste, un gros balèze et un petit rapide…
– Jiro et Rago s’occupent du gros balèze donc ils vont devoir améliorer leur taux de synchronisation par le pouvoir de l’espoir et de l’amitié
– Ichika Kishimojin s’occupe de l’illusionniste qui passe du fétichisme de la domination au fétichisme de la soumission (IRL on appelle cela le sado-masochisme)… avec autant de fétichisme explicite et explicité, est-on encore vraiment dans une œuvre pour adolescents ?
– Reiji Kirihara s’occupe du petit rapide qui s’avère être son frère jumeau possédée par son épée maudite… ça alors, je n’y attendais pas du tout après le gros droit de quotas de flashback du tome précédent ! (le cliché est contrebalancé par le fait qu’on inverse les situations car après le sous-doué se plaignant du surdoué, on a le surdoué qui se plaint du sous-doué pas si sous-doué que ça en fait)
Le boss de fin se pointe pour mettre fin au jeu en sommant Rago de quitter Jiro pour rejoindre son camp, celui des suprématistes qui veulent diriger le monde (lui tout seul en fait, c’est le propre des pervers narcissiques comme Macron en particulier et les macronistes en général). Il arrive à ses fins en lui expliquant que la fusion qu’il a réalisé avec Jiro se fait au détriment de ce dernier car Rago se nourrit inconsciemment de l’énergie vitale de Jiro (ce qui contredit totalement ce qui avait été mis en avant auparavant, à savoir que Rago est un démon spécial qui n’a pas besoin de se nourrir d’énergie vitale car sa dernière ne diminue jamais quelles que soient les circonstances : ah ça on sent bien l’auteur qui n’a pas envie de se relire histoire d’être un minimum cohérent avec lui-même)… Mais Rago s’en tire en faisant un coup de pute : à Amagi ou à Jiro ? To Be Continued ?

 

Désolé de jouer le rôle du pisse-froid, mais c’est trop rempli de clichés…

note : 6/10

Alfaric

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