Tsuyoshi Takaki
(scénario & dessin)

Black Torch, tome 5

Manga, shonen / fantastique
Publié en VF le 07 mars 2019 chez Ki-oon
Publié en VO entre 2016 et 2018 par la Shueisha dans Jump SQ (« ブラックトーチ »)

Afin d’apprendre à maîtriser l’aura spectrale que Rago lui a cédée avant d’être kidnappé, Jiro a pour mission de survivre seul dans un endroit isolé, connu parmi les onmitsu sous le nom de « forêt des ténèbres ». Seulement, ces bois sont contrôlés par la redoutable Mononoke Ibuki, et elle ne compte pas laisser au jeune homme une minute de répit… Pendant ce temps, Amagi a rassemblé ses troupes pour préparer l’assaut final qui soumettra l’humanité… Mais contre toute attente, il se met à dévorer avidement toute son armée, absorbant ainsi la force de ses alliés ! L’agent de l’unité Black Torch parviendra-t-il à sauver le monde de cette terrible menace ?

Dans ce tome 5 le boss de fin fait son coming out : c’est un gros crevard suprématiste. Le droit de quota de flashbacks aussi bien fait soit-il ne fait que confirmer qu’il s’agit d’un sociopathe / psychopathe immature qui n’a jamais su dépasser le stade infantile du « non ». Il se considère comme supérieure à tous les autres, et ne comprends pas que tous les autres ne se plient pas à ses caprices d’enfants pourris gâtés. Ce n’est pas une menace c’est une dénonciation de nos élites à la con, donc il faut que les mangaka arrêtent d’essayer d’en faire des antagonistes classes et badass. Ils sont détesté car détestables, donc sans effort de scénarisation et / ou de caractérisation ça peut vite devenir plus ou moins nul…

A chacun son passé,
A chacun son futur…
A chacun son histoire…

Le boss a buté tous ses alliés mais il se rend compte qu’il ne peut pas tout faire tout seul (c’est ballot). Donc il crée à l’arrache des espèces de critters volants pour barrer la route aux Onmitsu. On nous fait le coup de l’espoir et de l’amitié, puis de l’ennemi qui passe dans le camp des gentils avant d’arriver à l’inévitable duel de fin entre l’adolescent orphelin élu par la prophétie (oui, je sais j’exagère) et le boss de fin très très méchant (oui, je sais j’exagère). Jiro est censé représenté le camp des humains, mais en fait avec Rago ils représentent le camp de la paix, et Amagi est censé représenté le camp des démons, mais après les avoir tous butés il ne représente même pas le camp de la guerre mais juste celui de son ego surdimensionné de Jupiter Ier qui ne raisonne qu’en terme de forts qui doivent exercer le pouvoir et de faibles qui doivent subir le pouvoir (qui même vaincu continue de tenir le même discours opposant winners et losers). On balance directement les évolutions dragonballiennes et une fois Jiro et Rago de nouveaux associés triomphe la force de l’espoir et l’amitié.

L’épilogue est bien fichu, et on se demande bien pourquoi l’auteur n’a pas utilisé tous les éléments qu’il révèle sur le passé et sur l’avenir des protagonistes (lisez bien les fiches personnages jusqu’au bout hein, c’est carrément une bande-annonce pour une préquelle ou une séquelle).

 

Désolé d’avoir joué le rôle du pisse-froid, mais c’était trop rempli de clichés pour que je ne puisse ne pas les signaler…

note : 6/10

Alfaric

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest

Share This