Christophe Bec (scénario)
Leno Carvalho (dessin)

Crusaders, tome 2 : Les Émanants 

Bande dessinée, SF  / space opera
Publiée le 19 août 2020 chez Soleil

La colonie humaine installée sur Titan reçoit, via un étrange signal venu des étoiles, les plans révolutionnaires de constructions de fabuleux vaisseaux spatiaux et les coordonnées très précises d’une galaxie lointaine et primitive. Après plusieurs mois de fabrication, le vaisseau, Crusader 1 prend la tête d’une immense armada prête à rejoindre les mystérieux émetteurs du signal.

J’avais bien raison de me superméfier de Christophe Bec, car après un tome 1 où on passait d’Interstellar à Grand Central Arena, on a un tome 2 qui passe d’Infinity War à Dragon Ball Super

Tout le côté rencontre du 3e type est bien fait, et d’autant plus bien fait que les dessins de Leno Carvahlo colorisés par Vyacheslav Panarin et Massimo Travagilini sont excellents. Franchement sans eux par sûr que la série faille vraiment le coup. Alors on nous fait bien comprendre que par rapport aux Émanants les humains ne sont mêmes pas des singes mais plutôt des libellules, mais comme ces derniers se sont convertis à l’animalisme il y a douze millions d’années ils veulent donner leur chance à toutes les espèces maîtrisant la technologie, la fusion, et les voyages spatiaux…

La vie est si fragile et si puissante à la fois !…

ATTENTION SPOILER Et là comme dans n’importe quel comic cosmique DC / Marvel, on te balance un multivers avec des mondes parallèles et/ou alternatifs, avec un grand méchant qui veut « détruire toute forme de vie et d’intelligence afin d’instaurer un règne de terreur et son hégémonie dans tout le multivers » (« la concurrence c’est bien, le monopole c’est mieux », comme le dirait les hypercapitalistes ultralibéraux).

Alors si j’ai bien compris, dans l’univers Wance, dans la galaxie Pandora’s Cluster (rien que le nom déjà), sur la planète glaciaire Falucan, les Largans sont des micro-organismes souterrains pensant, formant collectivement une super-intelligence qui grâce à la 5G peut envoyer des négabombes de particules exotiques à l’échelle de Planck n’importe où dans le multivers… Cela ressemble quand même pas mal à l’Intelligence Suprême de la Guerre Krees / Skrulls…

Du coup je me demande l’intérêt du droit de quota de flashbacks qui donne dans la métaphysique avec de belles explications à la fois scientifiques et humanistes, si c’est ensuite pour que la Colonne de Fer devienne le dernier rempart d’une ultime croisade multiverselle avec des humains qui montent rapidement en grade parce que les plus grandes civilisations de la création se font botter le cul par le grand méchant du moment. On reprend les ingrédients de Stargate et il ne manque plus que qu’un personnage issu des minorités ethniques balançant des vannes pour faire du comic relief, comme dans n’importe quel blockbuster yankee… Ah, mais il là aussi en fait ! FIN SPOILERS

PS: quand tu multiplies les grandes explications scientifiques et un vocabulaire jargon parfois à la limite du compréhensible, il faut éviter les saucisses… Donc quand Christophe Bec nous balance un voyage de 32 milliards d’années lumière, soit il ne s’est pas relu soit il nous balance un « ta gueule, c’est magique ! » (où il reste dans l’univers connu et il respecte les lois de la physique telles que nous les connaissons, soit tout le monde peut se téléporter d’une dimension à l’autre et la notion de distance n’a strictement plus aucun intérêt à être mentionnée)

note : 7-/10 (sans les beaux graphismes, enlevez 2 étoiles)

Alfaric

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