Koyoharu Gotouge
(scénario & dessin)

Demon Slayer

tome 18

Manga, fantastique / horreur
Publié en VF le 15 juillet 2021 chez Panini Manga
Publié en VO de février 2016 à mai 2020 par la Shūeisha dans le Weekly Shōnen Jump (« 鬼滅の刃 / Kimetsu no Yaiba »)

Le combat fait rage entre la troisième lune supérieure Akaza et les pourfendeurs de démons Tanjiro et Tomioka. Malgré leur vaillance, nos héros sont poussés dans leurs retranchements. Mais alors que l’affrontement se fait de plus en plus violent, Tanjiro finit par accéder à l’état de conscience supérieure dont lui avait parlé sont père : le monde limpide ! Le sabre de Tanjiro atteindra-t-il enfin Akasa ?

Tome 18. Soupirs. Même si Koyoharu Gorouge se donne du mal, on mélange Naruto et Bleach au petit bonheur la chance avec des morceaux de Dragon Ball. On dirait une série abrégée sur Youtube, mais non c’est une série originale du Weekly Shonen Jump

Le Pilier de l’Eau est sur la défensive face à la Troisième Lune Supérieure, mais grâce au droit de flashbacks du tome précédent Tanjiro fait un power-up de l’espâce (ses cheveux seraient devenus blonds et ses yeux seraient devenus bleus que je n’aurais même pas été étonné). Il bat son adversaire en un seul coup, mais ce dernier refuse de mourir. On ressort le même droit de quota de flashbacks larmoyant qu’on a sorti pour tous les autres personnages du manga, et le décapité préfère se suicider…

ATTENTION SPOILERS Pour soigner son père gravement malade, Akaza est devenu très seul un criminel. Sa mère s’est suicidée de chagrin et son père a mis fin à ses jours pour ne plus être un fardeau pour son fils. Orphelin à la dérive, Akaza a été recueilli par le maître d’un dojo expert en combat à mains nues. Il tombe amoureux de sa fille elle aussi malade, et une fois guérie ils devaient se marier. Sauf qu’ils meurent empoisonnés, qu’Akaza massacre tous les élèves du dojo voisin responsables du drame et qu’il tombe sur le boss de fin qui le tue avant de le ressusciter en vampire. FIN SPOILERS

– Tu ne ressens rien, pas vrai ? Tous les gens dans ce monde ressentent naturellement de la joie, de la tristesse, de la colère, des émotions qui font trembler leur corps. Toi, tu ne les comprends pas, n’est-ce pas ? Mais comme tu es intelligent, tu es parvenu à le cacher sous une pile de mensonges. Tu fais semblant d’être joyeux ou triste pour cacher le fait que ton cœur ne ressent rien. Tu ne ressens ni bonheur, ni joie, ni souffrance, ni peine. En vérité tu n’es qu’une coquille vide. C’est à mourir de rien tellement c’est ridicule. Toi, à quoi ça t’aura servi d’être venu au monde ?

Sauf que la plupart de tout ça est raconté dans de copieuses anecdotes de production (y compris le pourquoi du comment de ses tatouages faisant référence à ses condamnations judiciaires, et le nom de ses attaques tirés des feux d’artifices qu’il allait voir avec sa financée). Car le mangaka ose écrire qu’il n’avait pas de pages pour raconter son histoire. Donc où il a sciemment saboté son propre travail, ou il s’est écrasé comme une crêpe face aux exigences imbéciles des responsables éditoriaux !

Retour sur l’affrontement entre le nouveau Pilier de l’Insecte et la Deuxième Lune Supérieure. Délires habituels sur ceux qui seraient tout et ceux qui ne seraient rien (et le gimmick super fort / super faible), mais j’ai bien aimé qu’on renvoie dans le corde le suprématiste de service qui ne sert à rien car il ne ressent rien. Arrivée surprise d’Inosuke, et droit de quota de flashbacks pour faire du pathos eco+ en reliant émotionnellement le gentil et le méchant (comme par hasard il a tué et mangé sa maman qui s’est sacrifiée pour le sauver). On dirait vraiment de vieilles et grosses ficelles de shonens des années 1980, sauf que c’était mieux fait dans les années 1980 (car à l’époque c’était innovant et qu’on ne tirait pas autant et aussi systématiquement sur la corde)…

note : 5-/10

Alfaric

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