Eric Corbeyran (scénario)
Jean-Paul Bordier (dessin)

Elfes tome 5 :

La Dynastie des Elfes Noirs

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy
Publiée le 23 octobre 2013 chez Soleil

Au sein de chaque race d’elfes naissent parfois des enfants porteurs de gènes différents. En grandissant leur vraie nature se révèle : ce sont des Elfes Noirs. Repéré par un recruteur, le petit Gaw’er, libre Elfe Bleu courant les océans, est arraché à ses parents et emporté vers la sombre citadelle de Slurce. Là, il va grandir et subir le dur apprentissage destiné à canaliser ses pulsions et à faire de lui un tueur froid et impitoyable. Mais Slurce cache aussi un inquiétant secret, celui du destin des Elfes Noirs…

Re-lecture, donc re-critique pour ce tome 5 de la série Elfes intitulé La Dynastie des Elfes Noirs. On change de lieu, on change d’époque, on change de personnages… Le scénariste Hadrien alias ce bon vieux Christophe Arleston connaît ses classiques et il nous offre un sympathique mélanges entre les héritages de Drizzt Do’Urden et Harry Potter ! (Car on ne va se mentir le Slurce des Elfes Noirs c’est la version Dark Fantasy de Poudlard…)

Gaw’er est le fier fils d’un brave harponneur Elfe Bleu, mais il est victime de brusque accès de violence. C’est ainsi que le jour où Hurn’yn des Elfes Noirs vient le chercher pour l’amener à Slurce ces parents l’abandonne sans remords à son triste sort. Gaw’er devient ainsi Gaw’yn en perdant sa famille et sa patrie…

Un Elfe noir ne doit pas penser à autre chose qu’à l’excellence, un elfe noir n’a pas d’ami. Par contre, il peut toujours compter sur ses ennemis… Eux sont fidèles à travers les années.

Victimes de gènes récessifs et des maux régressifs qui y sont liés, les parias elfes noirs canalisent leurs instincts violents en suivant la voie des assassins et des nécromanciens. Ils apprennent à être rusés, sournois et vicieux, et bien souvent un cours se solde par la mort de la moitié des élèves : Vae Victis ! Gaw’er / Gaw’yn trouve son Dumbledore en la personne de Varh’yn et son Draco Malfoy en la personne de Droy’yn, mais sa curiosité et sa soif de liberté le confronte pluss tôt qu’il ne le voudrait aux plus noirs secrets de Slurce…

Hadrien / Christophe Arleston a fait le choix du classicisme avec un tome de 48 pages qui appelle à une suite directe (le seul de la saison 1 soit dit en passant), et c’est bien rythmé et bien équilibré. L’artiste chinois Ma Yi qui assure les dessins et les couleurs livre un beau travail très fluide, très dynamique et très expressif. On retrouve les personnages longilignes et la tentation comics des artistes orientaux, mais force est de constater qu’il s’est très bien acclimater au monde de la bande dessinée !

note : 7,5/10

Alfaric

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