Jean-Luc Istin (scénario)
Kyko Duarte (dessin)

Elfes tome 6 :

La Mission des Elfes Bleus

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy
Publiée le 18 juin 2014 chez Soleil

Alors que les jours s’amenuisent et que les nuits s’allongent, quelque chose dont le régent d’Aspen ignore la nature s’est éveillée. Lentement, il se distille dans l’air comme une sensation qui refroidit et raidit l’échine des plus braves. On tue les hommes. On retrouve leurs cadavres aux lueurs de l’aube. Étrangement, ce sont les plus solides guerriers qui trépassent en premier. Puis leurs cadavres disparaissent… Les gens d’Aspen ont peur. Le régent implore l’aide d’Aamnon, le roi des Elfes bleus du Nord qui répond à sa requête. Une mission est envoyée dans le Nordrenn, une enquête menée par Lanawyn et Turin…

Ce tome 6 intitulé La Mission des Elfes Bleus est d’un grand classicisme mais également d’une grande efficacité, car vous vous le savez c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes !

Suite à un appel à l’aide de gouverneur humain Helyas, le roi elfe Aamnon donne l’ordre à Lanawyn d’investiguer sur le problème ! Pour se faire elle recrute son vieil ami Turin, sa vielle connaissance Nerrom, le spécialiste du combat Oriann, le spécialiste de la navigation Tunnga, le couple de guerriers formés par Athénon et Valamen, ainsi que la presciente Laewyn… Une fois arrivée à Aspen, la Team Lanawyn est confrontée à tous les us et coutumes d’une bonne vieille épidémie zombie à la George Romero ! (épidémie qui va devenir apocalypse dans les tomes suivants jusqu’à la chute libre vers l’apothéose du tome 16)

La haine rend aveugle.

On retrouve donc les traditionnelles phases de recrutement et d’acheminement, d’exposition et d’exploration. Et puis quand la Team Lanawyn arrive à destination la nuit tombe, l’horreur frappe de tous les côtés et on retrouve les personnages piégés dans un lieu A devant à tout prix traverser le lieu B envahi de zombis qui ne demande qu’à envahir le lieu A (pour évidemment pour atteindre un lieu C en hypothétique sécurité)… Rien de plus classique en effet, mais pourquoi râler quand c’est bien fait ? Je trouve Jean-Luc Istin plus efficace quand il n’éparpille pas son récit façon puzzle, et ici le travail de Kyko Duarte et Diogo Saïto est en nette amélioration alors qu’à la base il était déjà pas mal du tout (attention aux onomatopée quand même hein).

Alors oui en tant que bon connaisseur du genre je pourrais pinailler sur pas mal de trucs (genre sauver les rescapés d’Aspen pour les faire crever comme des merdes juste après), et déclarer que « ce n’est pas un chef-d’œuvre absolu » ou que « cela ne révolutionne pas le genre », mais comme vous le savez je ne suis pas du genre à écrire ce gendre de fadaises. Certes les péripéties auraient pu être développés et certes le relationship drama aurait pu être approfondi, mais vu qu’il fallait tout boucler en 60 pages je ne sais vraiment pas comment on aurait pu mieux faire dans le format imposé… (y compris le coming out du boss de fin raciste et sexiste : « je veux posséder le corps d’un elfe de sexe féminin au rien »)

PS : mention spécial au personnage du nécromancien orc Nerrom déjà vu dans le tome 1, qui ici est certes sous-utilisé, mais qui amène des réflexions bienvenues sur les lacunes du tolkienisme qui nous emmena à la chouette série Orcs & Gobelins !

note : 8/10

Alfaric

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