Satoru Noda
(scénario & dessin)

Golden Kamui

tome 21

Manga, histoire / 20ème siècle
Publié en VF le 18 février 2021 chez Ki-oon
Publié en VO à partir d’août 2014 par la Shūeisha dans le Weekly Young Jump (« ゴールデンカムイ, Gōruden Kamui »)

Hyakunosuke Ogata est un homme dangereux, même quand il vient de frôler la mort… À peine opéré, il fausse compagnie à ses surveillants et laisse derrière lui un Otonoshin Koito sous le choc, ébranlé par un mot capable de remettre en cause toutes ses convictions. Il est temps de rentrer à Hokkaido pour Ashirpa et son escorte… mais peu après le passage de la frontière russe, le groupe se retrouve pris pour cible par un tireur embusqué ! Le déserteur aurait-il décidé de revenir finir le travail ?

Un tome 21 vraiment à l’image du reste de la série, avec son originalité, ses qualités et ses défauts !

En route pour la partie japonaise de l’Île de Sakhaline, la Team Sugimoto réunifiée est prise pour cible par un sniper russe persuadé que ses membres sont de mèche avec l’ignoble Ogata dont il veut se venger après avoir décimé son unité dont il avoir fait de lui une gueule cassée…

On a un intermède russe avec Gansoku et Svetlana qui tombent sur Sofia, et l’aficionado de la stonba se fight avec la révolutionnaire professionnelle du combat. Les uns rentrent en Russie, tandis que l’autre fait route pour Hokkaido pour l’espoir et la vengeance… Cela sent le foreshadowing tout ça !

La Team Sugimoto sauve ensuite deux employés de la Société Lumière d’un couple de gloutons. Ashirpa est fasciné par ce nouveau média qu’est le cinéma et à la fois dictatrice et metteuse en scène, elle tyrannise ses compagnons pour mettre en scène le folklore aïnou et le faire passer à la postérité… C’était un passage très drôle, mais c’est aussi qu’elle s’interroge de manière tragique  : qu’est-ce que le passé peut et / ou doit offrir à l’avenir ?

On a un passage très guerre des nerfs avec une narration non linéaire, le lieutenant Tsurumi et le révolutionnaire Hijikata jouant une fois de plus à « je sais que tu sais que je sais ». Pion de deux manipulateurs, le pauvre soldat aïnou Ariko finit par ne plus savoir de qui il est l’agent ou l’agent double. L’un des manipulateurs est encore humain, mais l’autre ne l’est plus depuis longtemps si tant est qu’il l’ait jamais été…

– Moi, je crois que le type qui a inventé l’enfer était un gars dans mon genre, qui a assassiné jusqu’à en devenir fou… Puis qui a souffert de ne jamais pouvoir redevenir qui il était !

On a un intermède très mélancolique, où en se rapprochant de leur destination Ruy et Chikapashi font leurs adieux au reste du groupe. Le jeune aïnou a fait son choix, et Tanigaki qui l’a pris en affection est fier de lui…

Ensuite, oh oui le diable a mille et un visage ! Tsukishima fait des révélations à Koito, qui font de tout ce qu’on a vu dans le droit de quota de flashbacks du tome précédent une vaste machination pour amener les pions du diable là où il voulait les mettre. Le premier n’est pas dupe qu’il marche vers l’enfer en obéissant à quelqu’un d’aussi malfaisant, mais le deuxième s’émerveille de travailler pour quelqu’un d’aussi intelligent… C’est des connards de collabos, et puis c’est tout ! Impossible de croire les promesses de celui qui ne cesse de proférer de doux mensonges pour se mettre tout le monde dans la poche, donc impossible de cerner les véritables intentions de celui qui ne croit en rien ni personne…

C’est à Odomari qu’à lieu la confrontation entre la 7e Division et la Team Sugimoto. Ashirpa décide de prendre son destin entre les mains, et le lieutenant Tsurumi comprend immédiatement qu’elle est ce qu’il ne sera jamais : quelqu’un de conviction prêt à se sacrifier pour les autres plutôt que sacrifier les autres pour lui… Sugimoto qui n’a cessé de la protéger en l’éloignant des combats révolutionnaires de son père donc du trésor maudit des aïnous est mis devant le fait accompli mais l’accompagne sans hésiter une seule seconde : To Be Continued !

 

Pris séparément chaque passage est bien voire très bien. C’est l’ensemble qui peut faire défaut, car il faut bien terminer une histoire et après autant de tomes on a peine à cerner les motivations profondes des principaux priciipaux. En plus, plus on avance et plus on rajoute de personnages, et c’est un peu inquiétant de continuer à en rajouter autant dans le sprint final (depuis le massacre du pénitencier, j’ai même du mal à les compter). Enfin, toujours pas des running gags gays riches en travestissements, en claquages de fesses, en nudités masculines frontales, et en blagues diverses et variées sur les teubes et les fondements…

note : 7,5/10

Alfaric

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