Mio Asô (scénario)
Tetsuo Hara (dessin)
d’après Keiichirô Ryû

Keiji, tome 2

(pour public un peu averti quand même)

 

Manga, histoire / XVIe siècle
Publié en VF en 2007 par Casterman, réédité en août 2021 par Mangetsu
Publié en VO entre 1990 et 1993 par la Shueisha dans le Weekly Shōnen Jump (« Hana no Keiji -Kumo no kanata ni- / 花の慶次 雲のかなたに »)

Afin de sauver son vieil ami Sukeemon Okumura, assiégé dans le château de Suemori par l’immense armée de Narimasa Sassa, Keiji va devoir redoubler d’audace. À cinq cents contre quinze mille, la bataille semble perdue d’avance. Pourtant, Keiji fait face à la mort avec son plus beau sourire. Mais cet atout de charme va bientôt se heurter à la haine farouche que lui voue Hotaru, l’arrache-dard, une femme aussi belle que dangereuse… et qui a juré la mort du Kabuki-mono.

Le tome 1 tâtonnait, avec un premier chapitre faisant office de récit indépendant ou Keiji et Mastukaze rejouait les rôles jadis dévolus à Yakari et Petit-Tonnerre. Le Clan Oda est en guerre avec le Clan Hojo, et cette rivalité passait par Keiji Maeda et Shichirôbe Furuya. Mais si le premier agit comme un soupirant courtisant sa dame, le second agit comme un butor voulant s’approprier un trophée… C’est un duo de courage et détermination, car celui qui parviendra à ses fins donnera un avantage moral déterminant à son clan dans la guerre à venir.

C’était un coup d’essai et la série continuait avec le fait que Keiji Maeda s’étant fait beaucoup d’ennemis pas mal de monde cherche à la tuer sans être directement responsable de sa mort car le fanfaron est célèbre et apprécié. Et celui qui cherche le plus à le tuer est son oncle et chef de clan, qui trouille que ses frasques ne finissent par faire enrager Toyotomi Hideyoshi leur suzerain commun. Il déjoue ainsi successivement tous les plans cartoonesque de son seigneur de son shinobi pour l’assassiner. Mais on lui envoie le colosse Gankibô pour le défier. Il ne tombe pas dans le panneau, mais son ami Shinnoske si. Parfois tout la force du monde ne sert à rien, et Keiji n’arrive à temps que pour venger sa mort. Mais d’un mal peut sortir un bien, et c’est ainsi qu’il libère la petite Ofû de l’esclavage et qui rejoint la Team Keiji avec Hone le vieux ninja aux mystérieuses allégeances…

Au final Keiji Maeda est pris en flagrant délit d’insulte envers son suzerain en jouant avec un singe déguisé en Toyotomi Hideyoshi. Il décide de sa sanction en allant porter secours aux hommes du château de Suemori abandonné son oncle Tosshie trop lâche pour intervenir. Sauf que le vieux Jakushi qui lui doit la vie décide de partir en guerre avec lui, et qu’il emmène sa famille et ses vassaux dans leurs mission suicide !

– Décidément, vous, les hommes vous êtes tous pareils…

Dans ce tome 2 super sympa Keiji brise le siège en se faisant passer pour Oda Nobunaga revenu d’entre les morts, avant de pisser sur les assiégeants du haut des remparts. Mais il est bien emmerdé, non pour gagner car il gagner toujours, mais pour être le « problem solver » de tout le monde. Il doit ménager le père qui veut partir en beauté et le fils qui souhaite sauver sa vie et rentrer chez lui. Mais il doit aussi sauver son ami d’enfance Sukeemon Okumura qui dirige l’armée assiégée, et Narimasa Sassa un vieux compagnon d’armes d’Oda Nobunaga pour lequel il éprouve un réel respect bien qu’il commande l’armée assiégeante…
L’oncle veut absolument la tête de son neveu, et ses vassaux sont prêts à se suicider s’il ne revient pas sur sa décision, et au final 1500 personnes sont prêtes à se révolter si le seigneur indigne s’entête dans l’indignité… Mais la série est ici plus dans la comédie que dans la tragédie, donc tout est bien qui finit bien !

Le récit se poursuit avec Shume qui veut exploiter le point faible de Keiji : c’est un homme à femmes. Il s’attache donc les services d’Hotaru l’arrache-dard qui a compte à régler avec notre héros depuis la mort de son fiancé à la bataille de Nagashino. Le coup de la jeune fille qui veut se venger, et de la victime qui n’est pas dupe un seul instant de tous les pièges qui lui tend, on ne va se mentir Tsukasa Hojo nous a fait le coup je ne sais pas combien de fois dans City Hunter. Il y a de la suspension d’incrédulité avec le pucelle croqueuse d’hommes, mais la différence entre Keiji Maeda et Ryo Saeba, c’est que comme Cobra le premier conclut au lit !

note : 7,5/10

Alfaric

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