Sylvain Cordurié (scénario)
Augustin Popescu (dessin)
d’après Jean-Luc Istin

Les Maîtres Inquisiteurs, saison 3

tome 16, Talh

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy
Publiée le 21 avril chez 2021 Soleil

Issus des entrailles de la terre, de nouveaux ennemis menacent l’Ordre. Pour sauver un Maître Inquisiteur, Talh, un mage capable de manipuler les ombres, va plonger dans les ténèbres.
Quand une délégation de l’Ordre se fait attaquer, Habner et Akyleen sont missionnés pour enquêter. Accompagnés de Talh, jeune Inquisiteur, d’Akia, fille d’Adrael, et de Menelias, ils découvrent les corps des victimes. Seule manque la dépouille du Maître Inquisiteur Hadar. Il a été emmené dans les profondeurs de la terre par des créatures dont nul ne sait rien…

Ce tome 16 est l’image du tome 15. On met de nouveau à l’honneur un enfant perdu de la Forteresse de Yagoss, passé de paria à héros grâce à l’intervention d’Orlias, aka le Charles Xavier médiéval fantastique. Et ça me conforte dans l’idée que cette saison 3 aurait pu et aurait dû leur être consacrée, donc que le tome 14 plus que mal fichu a été une véritable occasion manquée. De la même manière nous avons affaire à une intrigue simple mais efficace, avec des graphismes classiques mais efficaces… (beaucoup de références aux tomes précédents, mais ça ne gêne absolument pas la compréhension de l’intrigue)

Nous sommes dans un récit de sauvetage, et les Maîtres Inquisiteurs doivent sauver Hadar l’un des leurs enlevé par de mystérieuses créatures. Un commando est formé pour le délivrer, et Menelias le khmer vert qui a déjà eu affaire à ces créatures est sorti de sa prison pour offrir son expérience. Le duo formé par la très charismatique Akia et le très discret Talh s’invite dans ledit commando, et le ton monte entre les rookies et le duo de vétéran formé par le mage Habner et le bodyguard Akyleen. Bien évident il faut descendre sous terre dans le repaire de peaux vertes tantôt bipèdes tantôt quadrupèdes et le danger menace à chaque instant. Et bien évident les sauveteurs sont contraints de se séparer en deux groupes, l’un qui a droite et l’autre qui va à gauche. Mais Talh est un maître des ombres capables de se fondre en elle, de les manipuler à sa guise et de les rendre solides pour mieux affronter et vaincre ses adversaires…

– Si on jugeait le bien-fondé d’une action uniquement à sa conclusion favorable, cela nous paralyserait.

Plus la lumière est forte et plus profonde est l’ombre. Comme Kuroko avait trouvé Kagami (Kuroko’s Basket, les vrais savent), Talh a trouvé son astre et n’a guère envie d’échapper à son attraction. J’ai pensé évidemment à la romance de Tristan et Yseult, mais je crois que les auteurs ne se cachent absolument pas de rendre hommage à Cloak & Dagger de Marvel Comics (la Cape et l’Épée en VF). Et c’est loin d’être la seule inspiration comics dans ce tome…

 

Augustin Popescu a vachement progressé depuis que je l’ai découvert avec le tome 3 consacré au pyromancien aveugle Nikolaï, mais il subsiste encore des inégalités plus au moins coupables dans un ensemble globalement de bonne facture (le monster of the week qui ici joue le rôle de boss de fin est plutôt moche hein). Je note qu’un passage à été consacré au personnage de Fanellya, qui possède un pouvoir de vampirisme qui aurait été parfait pour une super-vilaine mais qui a suivi une autre voie en respectant à la lettre le Serment d’Hippocrate (vous ce truc qu’oublient totalement les Big Pharma et certains médecins plus soucieux de leur argent que de leurs patients). Franchement, il y a un tome à faire sur elle !

note : 6,5/10

Alfaric

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