Vicente Segrelles
(scénario & dessin)

Le Mercenaire,

tome 5 :

La Forteresse

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy 
Publié en VF en juillet 1991 chez Glénat
Prépublié en VO en 1991 dans Cimoc ​(« El Mercenario 5 – La Fortaleza »)

Dans le but de conquérir le pouvoir au Pays des Nuages permanents, Claust s’évertue à amasser une quantité dissuasive de poudre dans son inexpugnable forteresse. Cette menace grandissante doit être balayée sans tarder par les moines de l’Ordre du Cratère, qui se savent dans la ligne de mire du maléfique alchimiste. Les sages reclus ont établi un plan pour y parvenir, mais il est si complexe que le risque est grand de précipiter les évènements plus rapidement encore dans le chaos…

Dans ce tome 5 intitulé La Forteresse, Claust n’a toujours pas renoncé à devenir le maître du monde. D’ailleurs sa maîtrise croissante de la poudre à canon lui a permis de prendre le contrôle du Pays des Nuages permanents. Le Grand Lama est donc confronté à un dilemme : ou offrir le secret de la poudre noire à toutes les nations quitte à rendre perpétuelle la course aux armements, ou combattre lui-même le tyran quitte à renoncer à la non-violence qui régit l’Ordre du Cratère qu’il dirige…

C’est donc une course contre la montre qui se met en place entre Claust qui mise sur la quantité, et le Grand Lama qui mise sur la qualité. Car tandis que Claust accumule des ressources dans la poudrière bunkeriseé de son imprenable forteresse, le Grand Lama donne carte blanche au génie Arnoldo de Vinci pour trouver le moyen de moyen de frapper au cœur de cette dernière… Cela m’a rappelé L’Île maudite de la saga Alix, sauf qu’ici on passe du bronzepunk à l’ironpunk.

– On n’est jamais trop prudents. Car on ne peut garantir qu’un rebelle zélé ne fasse tout capoter.

On est clairement dans un revival Star Wars avec une opposition entre empire et rébellion (et puis frapper le point faible de l’invincible forteresse, c’est quand même carrément ça hein). Il y avait plein de trucs à développer avec le marchand Auro qui soutient la résistance, son gendre Sargo qui se sacrifie pour la cause, ou Nan-Tay en mission d’infiltration hautement dangereuse.

Oui mais non, l’auteur préfère mettre en avant les méchants se servant de l’héroïne comme bouclier humain qui n’oublient pas de la dénuder au préalable… Soupirs… Et au final, Claust n’oublie pas lui de se la jouer Ming de Mongo (pièges, passages secrets et tutti quanti) : To Be Continued !

note : 7+/10

Alfaric

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