Shinjirô
(scénario & dessin)

Nosferatu, tome 4

(pour public averti)

Manga, fantastique / horreur
Publié en VF le 08 septembre 2021 chez Soleil Manga
Publié en VO en 2018 par Kadokawa Shoten dans Young Ace (« Shuumatsu no Nosferatu / 終末のノスフェラトゥ »)

Les nosferatus sont apparus un siècle plus tôt : comment ont-ils pu être créés ? Pourquoi sont-ils immortels ? D’où provient cette capacité à manipuler leur propre sang ? Arnolt est le seul homme qui semble détenir toutes les réponses. Mais quelles sont les intentions de ce mystérieux frère ayant purifié Laura à plusieurs reprises ? Que s’est- il passé entre eux dans le passé ? Quel chemin la jeune femme choisira-t-elle d’emprunter ? Quand le voile se lèvera, la fin du monde ne saurait être loin…

On a un duel de monstres à tentacules entre « Radu » le Kimera éléphant / pieuvre de l’inquisiteur Ivan, et « vampire » le parasite fongique du chercheur Rinne. C’était comme dans un manga d’horreur des années fin années 1980 / début années 1990, avec pour héritage la saga Resident Evil / Biohazard. Donc la plupart des protagonistes meurent salement, avant qu’on n’enferme la Bête de l’Apocalypse sous la montagne pour qu’elle ne dévore pas le monde entier…

Les personnage se séparent, mais Arnolt veut que Laura retrouve la mémoire. Donc sa sœur et sa nouvelle famille retournent là où tout a commencé. Ce qui nous un offre un long droit de quota de flashbacks qui n’épargne rien aux personnages, aux lecteurs, et aux lectrices tant sont grandes les violences physiques et morales qu’on fait endurer à tout le monde. Mais on comprend comment Arnolt est devenu un fanatique non religieux mais athée : il veut tuer tous les humains, et ensuite il veut que sa sœur tue tous les vampires y compris et surtout lui-même…

Les nobles… Tous les mêmes… De beaux apparats, mais rien dedans.

Il y a résolution dans la famille où il y a confrontation entrer le frère et la sœur aux cheveux rouges. On retrouve les archétypes de shonen avec le « méchant » qui veut tout détruire parce que le monde est pourri, et le « gentil » qui veut tout sauver parce qu’avec des amis c’est mieux la vie. Donc ici Laura doit tuer le passé pour vivre le présent et construire un avenir. Mais la fin est ouverte car rien n’est résolu entre les humains et les vampires, et les dernières planches nous montre Laura qui cherche le moyen de détruire « vampire » qui s’est échappé de prison…

Du début à la fin la série aura ses qualités et ses défauts. C’est graphiquement séduisant malgré quelques grosses poitrines et quelques petites culottes dont on se passerait bien. Scénaristiquement c’est inégal et hétérogène, car on passe sans transition de l’humour à l’horreur en alternant des passages plutôt bien fait et des passages assez confus. Dans ce tome 4 si on campe bien la folie d’Arnolt qui très croyant a été détruit par tout ce qu’il a subi et tout ce qu’il infligé, c’est difficile de suivre Rinne et Emile, et je n’ai rien compris aux motivations et aux agissement du capitaine Serge. Un dessinateur à revoir aux côtés d’un scénariste plus averti et plus aguerri ?

note : 6+/10

Alfaric

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