Eiichi Kitano
(scénario & dessin)

L’Oxalis et l’Or, tome 2

Manga, histoire / XIXe siècle
Publié en VF le 04 novembre 2020 chez Glénat Manga
Publié en VO à partir de 2019 par la Shueisha dans Ultra Jump (« Katabami to Ougon / 片喰と黄金 »)

Suite à un regrettable accident pris pour une provocation, Amelia et Conor ont été capturés par les hommes de Bill the Butcher. Alors que les deux jeunes gens redoutent une punition, Elijah, le bras droit de Bill, leur propose de guérir ce dernier de sa haine viscérale des Irlandais. Il leur demande simplement de rester enfermés avec le chef de gang pour qu’il s’habitue à eux. Amelia accepte après avoir âprement négocié quelques avantages, dont un fiacre pour Baltimore… sans savoir dans quel piège elle et son fidèle Conor ont mis les pieds !​

Dans ce tome 2 l’exode des miséreux irlandais réduits à la misère et à la mort par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté oblige les crevards républicains de cette belle ville de New York à racoler le vote des immigrés quitte à flirter avec l’affrontement des communautés…

Elijah Howard le bras droit de Bill the Butcher souhaite utiliser Amélia et Connor. Il leur explique qu’il veut les enfermer avec son son boss pour le guérir de sa peur / haine des Irlandais pour gagner en popularité. En fait il espère secrètement qu’il les massacre à mains nues pour le faire condamner et exécuter !

Les enfants sont d’une inconscience vertigineuse ! 

ATTENTION SPOILERS On entre dans le domaine de la psychiatrie car Elijah veut entre dans le monde de Bill Butcher, mais le monde de Bill the Butcher c’est celui des « hommes forts » et Elijah se persuade qu’il n’y a d’autre voie que celle où il faut devenir calife à la place calife pour parler d’égal à égal avec l’être adoré (l’être aimé ?). On aussi dans le domaine de la psychiatrie avec Bill the Butcher qui est persuadé que la ville de New York est une déesse et qu’il est son prophète, ce qui le transforme en serviteur de la population new-yorkaise pour le meilleur et pour le pire quitte à en mourir. Donc le premier symptôme de sa maladie mentale est sa xénophobie au dernier degré, qui fait qu’il ne voit pas les Irlandais comme des êtres humains : ce sont des ombres difformes et monstrueuses qui hantent ses jours et ses nuits… Sauf qu’Amélia est une ombre difforme qui n’arrête pas de jacasser au point qu’il finit par l’entendre et par la comprendre. Mieux encore au final c’est elle qui lui sauve la peau lors de sa pendaison pour un crime qu’il n’a pas commis ! FIN SPOILERS

Après avoir échappé au marigot new-yorkais, Amélia et Conor échoue au cul de sac de Conney Island. Ils tombent sur John Mung, naufragé japonais au fabuleux destin IRL, qui leur explique l’immensité de l’Amérique de la même manière que Leif Erikson expliquait à Gudrid l’immensité de l’Europe dans Vinland Saga : ça, c’est vraiment un bon signe, voire même la marque des grands ! Amélia veut absolument le recruter pour parvenir en Californie, mais John Mung de son vrai nom Manjiro Nakahama a lui le projet d’un jour rentrer chez lui… C’est ainsi que de fil en aiguille Amélia est obligée de se faire passer pour l’étoile montante de la pègre pour prendre la tête d’un groupe de bras cassé en route vers la ruée vers l’or ! To Be Continued !

Malgré des gimmicks typiques de la Planète Manga (genre les gags cartoonesques superfétatoires), la série développe des thèmes et des personnages intéressants : le road trip à travers l’Amérique du milieu du XIXe siècle de la petite survoltée et du grand placide peut nous réserver pas mal de surprises…

note : 6,5/10

Alfaric

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