Eiichi Kitano
(scénario & dessin)

L’Oxalis et l’Or, tome 3

Manga, histoire / XIXe siècle
Publié en VF le 17 mars 2021 chez Glénat Manga
Publié en VO à partir de 2019 par la Shueisha dans Ultra Jump (« Katabami to Ougon / 片喰と黄金 »)

1849. Amelia et Conor, maîtresse et domestique démunis, luttent pour survivre pendant la Grande Famine. Dans l’espoir de devenir riches du jour au lendemain, ils quittent l’Irlande pour la Californie, afin de participer à la ruée vers l’or. Après leur départ de New York, ils se préparent pour leur voyage à travers les États-Unis. Or, ils se rendent comptent qu’ils manquent cruellement d’argent, de bagages, et même de connaissances… Bref, ils n’ont rien de ce qui est indispensable à leur périple !

Dans la première partie de ce tome 3, nous sommes dans un tel humaniste que j’ai eu envie de prendre en pitié tous les Social Justice Warriors du monde entier !

Amélia et Conor arrivent à Baltimore pour profiter des contacts du vrai Darragh offerts pour le faux Darragh. Mais au moment fatidique Amélia se dégonfle et dévoile le pot-aux-roses. Par charité on leur offre le gîte et le couvert pour trois jours, et la petite survoltée et le grand placide se démènent pour rembourser leurs hôtes. Ces derniers persuadés qu’ils sont des malandrins, les prennent en filature pour découvrir la vérité. On va dire qu’il tombent de haut en découvrant que les Irlandais « immigrés » victimes de toutes les injustices ne sont guère à plaindre face aux Irlandais « de souche » crevant de faim et de maladie du fait du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté.

Un SJW dirait que l’immigré irlandais bénéficie d’un « privilège blanc » par rapport à l’irlandais du souche, donc qu’il doit fermer sa gueule et battre sa coulpe (mais un SJW c’est un gros con ou une grosse conne). Un humaniste qui se moque totalement de son nombre de likes sur les réseaux asociaux, lui se demande comment on peut aider les deux communautés à se réconcilier et à s’entraider. Et la réponse c’est la Fête de la Saint Patrick, qui ici permet à Amélia faire le deuil du faux Darragh qu’elle a aimé ! La vie c’est donner et non recevoir, mais cette vision de l’existence est incompatible avec l’hypercapitalisme ultralibéral du je /moi / le mien : quelle triste civilisation dans laquelle nous vivons !!!

– La moitié de ce vaste pays est une région sauvage, sans foi ni loi… Les États-Unis ne cessent de dépasser notre imagination, hein ? Tout y a des proportions extraordinaires !

Dans la deuxième partie de ce tome 3, après Bill the Butcher le mafieux et John Mung l’explorateur expatrié, Amélia et Conor découvrent aux Great Falls un nouveau drôle d’oiseau en la personne d’Isaiah. Ce fils prodigue d’un tycoon de l’industrie de Saint-Louis est un beau-gosse sociopathe qui joue aussi bien du pistolet que des pinceaux. Aficionado de paysages sauvages, il propose à Amélia et Conor de les guider vers l’Ouest Sauvage qui représente 50% des États-Unis. A condition de lui présenter rapidement des compagnons de voyage intéressants (comprenez qui ne l’ennuieront jamais)… To Be Continued !

note : 7-/10

Alfaric

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