Arnaud Delalande et Simova Mogavino (scénario)
Carlos Gomez (dessin)

Reines de sang : Catherine de Médicis la Reine Maudite, tome 2

Bande dessinée, histoire / XVIe siècle
Publiée le 13 février 2019 chez Delcourt

Au crépuscule de sa vie, Catherine est toujours hantée par de terribles cauchemars. Les morts la poursuivent encore jusque dans son sommeil. Une phrase l’accompagne comme une litanie morbide: « Treize, pas un de plus. » Elle voit dans ce chiffre porteur de malheur un message caché, et malgré la mise en garde de son confesseur, compte bien découvrir lequel.

Dans ce tome 2 les auteurs semblent changer leur fusil d’épaule car on abandonne la narration directe pour une narration en analepse… Château de Blois 1589 : en fin de vie la reine mère Catherine de Médicis fait un cauchemar qu’elle pense être de mauvais augure, le plus mauvais augure qu’elle ait reçu depuis la funeste la Saint-Barthélémy. Faute de mieux, elle fait mander un jeune prêtre à qui entre astrologie et numérologie elle raconte sa vie.

Et c’est ainsi que nous suivons la rivalité avec la favorite Diane de Poitiers, la relation avec Michel de Nostredame dit Nostradamus, le derniers succès français dans l’affrontement contre la Dynastie Habsbourg, le désastre de Saint-Quentin, la catastrophe du tournoi de la rue Saint-Antoine (une pensée pour le pauvre Gabriel de Montmorency, malheureux capitaine de la garde écossaise poursuivi par la haine d’une veuve explorée jusqu’au jour où celle-ci le fit arrêter et écarteler !), le court règne de François II dominé par les Guise et les complots de Condé, le règne moins court de Charles IX et son Tour de France accompagné par l’Escadron Volant…

Nous sommes en pleine guerres de religion entre catholiques et protestants inaugurées par le Massacre de Wassy, et la reine a eu un mauvais pressentiment quand au grand mariage qu’elle a organisé entre Henri de Navarre et sa fille Marguerite de France pour réconcilier tout le monde… Non, sans déconner : en route pour les Noces Vermeilles de sinistre mémoire ! (devenues chez le récupérateur GRR Martin les fameuses « Noces Pourpres »)

Je ne voulais pas croire à cette réalité: personne ne voulait la paix ! La passion ne serait pas éteinte sans la destruction de l’adversaire…

Une période sombre et complexe bien mise en scène et bien expliqué à ceux qui ne la connaissent pas, et pour ne rien gâcher le duo Carlos Gomez aux dessins et José Luis Rio aux couleurs a beaucoup gagné en expérience donc en maturité, donc c’est vraiment de belles planches qui défilent sous nos yeux !

note : 8/10

Alfaric

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