Fedor Bondarchuk (réalisation)
Ilya Tilkin & Sergey Snezhkin (scénarisation)

Stalingrad

Film, histoire / WWII 
Sorti en 2013

En 1942, les troupes allemandes atteignent les rives de la Volga mais échouent dans leur tentative de franchir le fleuve. Les troupes soviétiques ont dû battre en retraite. Cependant, quelques soldats sont restés sur place et se terrent dans une maison, près de la rive, occupée par quelques civils. Parmi eux, Masha, une jeune fille dans la maison est occupé par les Allemands. Les Allemands lancent l’assaut contre la maison, et l’officier qui les commande devient amoureux de Masha. Au coeur de la bataille la plus sanglante de l’histoire de l’Humanité débute une histoire d’amour, et, dès lors, les soldats doivent protéger cette jeune fille à tout prix.

 

On est en 1942 à Stalingrad, les troupes soviétiques doivent tenir la rive ouest de la Volga face à la 6e armée allemande. Cela ne se passe pas bien du tout, et des soldats et des marins se réfugie dans un immeuble dans l’attente de renforts (qui ne viendront jamais). De l’autre côté de la rue les Allemands qui eux aussi attende les renforts (qui eux finiront pas venir).
Côté russe on suit le Capitaine Gromov, le tireur d’élite Chvanov, le scout Alexander Nikiforov, le sergent d’artillerie Polyakov, le Lieutenant Sergey Astakhov et le Premier Maître de Krasnov qui prenne sous leur aile la jeune Katia qui a vécu de terribles événements. Côté allemand on suit le Capitaine Peter Kahn qui à cause de sa conception honorable de la guerre se prend le bec avec Colonel Henze peu avare de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Et le Capitaine Peter Kahn prend sous son aile la blonde Masha qui lui rappelle sa défunte femme. Évidemment tout se finit dans le sang et les larmes, mais au fond de la Boîte de Pandore il reste l’espoir…

J’ai vu ce film russe sur Netflix, et je ne sais comment ils se sont débrouillés mais tout l’introduction du film est en japonais non sous-titré (introduction à mon sens plutôt inutile), et il y a des passages entiers du film en allemand non sous-titré donc je n’ai pas tout compris.

 

Ce film dure 2 heures et se regarde plutôt bien grâce à une direction artistique assez réussie, et le fait que chaque personnage à une personnalité et un passé tragique (ce qui nous évite le manichéisme, surtout au vu du sujet). Mais c’est aussi un film très étrange car toutes les scènes d’action semblent tirées d’un blockbuster à la Zack Snyder, et toutes les scènes de dialogues semblent tirées d’un bon vieux film hollywoodien à la John Ford. Il y a donc deux tons différents dans le film, mais fort heureusement les musiques du compositeur américain Angelo Badalamenti font le lien entre elles.

Enfin, et je ne suis pas sûr que tout le monde va tilter, mais au final ses forçat enfermés avec une jeune fille dans un immeuble mitraillé et bombardé faisant office de prison pour ne pas dire de tombeau, ça ressemble beaucoup à la nouvelle de Maxime Gorki intitulée Vingt-Six Gars et une Fille. Sauf que Fyodor Bondarchuk a une vision de la vie vachement moins vachement moins pessimiste que celle de Maxime Gorki.

Évidemment le film souffre de la comparaison avec le Stalingrad de Jean-Jacques Annaud qui a bénéficié d’un budget autrement plus conséquent. Il a toutefois rencontré un bon succès dans son pays d’origine, bien qu’il se soit fait en tant qu’œuvre idéologique anti-patriotique par les commissaires politiques et culturels…

note : 6/10

Alfaric

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