Chantal Chaillet (scénario)
Dominique Rousseau (dessin)
d’après Gilles Chaillet

Vasco, tome 26 :

La Cité ensevelie

 

Bande dessinée, histoire / moyen-âge
Publiée le 27 mars 2015 chez Le Lombard

Au pied du Vésuve, le jeune Vasco et ses trois amis d’enfance font la découverte d’une cité engloutie qu’ils gardent secrète. Des années plus tard, à la demande de l’un d’eux, Niccolo dell’Aquila, Vasco se rend à Naples collecter les impôts pour la Reine. Il découvre alors une Naples appauvrie, en proie à la famine, où sévit une mystérieuse bande de voleurs.

Étrange tome que ce 26e épisode intitulé La Cité ensevelie et paru en 2015, qui est la suite et la fin du récit initié 2 ans auparavant avec Les Enfants du Vésuve

Cela ressemble à tome d’Alix quand Jacques Martin désabusé et dépressif enchaînaient les tragédies antiques. On prend tout son temps pour développer le relationship drama qui forcément va conduire à la tragédie scandée par les soubresauts du Vésuve :
– Niccolo l’aristocrate est amoureux de Loretta la prolétaire aux cheveux de feu qui lui préfère Luca le robuste paysan : cela le rend d’autant plus fou qu’elle exerce le métier de prostituée, et qu’il est déjà fortement atteint par les rumeurs sur sa bâtardise qui lui monte à sa tête et que tous les Italiens lui crachent à la gueule car comme son père c’est un collabo des Français…
– Cosma Corvado a tout perdu, il poursuit Vasco de sa haine avant de se réconcilier avec lui et de partir en chasse de Niccolo pour assouvir sa vengeance
– Loretta qui recueille tous les « Petits Poucets » de Campanie pour les transformer en « Robin des Bois », coincé entre l’ambition de Niccolo et l’apathie de Luca qui joue à cache-cache voire joue à l’arlésienne…
– et bien sûr Vasco qui a compris que tout était pourri dans les royaumes de aristocratie et de la ploutocratie et aimerait bien échapper à cette pétaudière alors qu’elle n’explose…

– Contre une piécette, n’importe quel péquenot peut t’enjamber ! Et moi, Niccolo, je n’ai jamais rien reçu de toi, pas même un baiser !!
– Bâtard ! Décidément, tu confonds tout! Je n’ai pas honte de mon métier. Pour une modeste part, je soulage la misère du monde… Mes clients n’en demandent pas plus. Toi, tu étales ta puissance et rien ne doit te résister ! Eh bien, je n’ai pas envie de toi ! D’ailleurs, si tu voulais vraiment me prouver ton amour, ce ne sont pas des colifichets que tu m’offrirais, c’est trop facile, tu me donnerais de quoi acquérir une dignité…

La mise en place et le développement sont intéressants mais à quelques pages de la fin tout se précipite et cela gâche tout : autant réaliser ce récit en 3 tomes pour tout bien raconter, plutôt que se tirer ainsi une balle dans le pied… On a bien compris que celui qui est au centre du drame c’est Niccolo mais il parfois est inutilement masqué de diverses manières, de la même qu’est masqué son assassin dans une page assez confuse d’ailleurs… Finalement ce sont ses motivations qui ne sont pas clair :

ATTENTION SPOILERS
– se sert-il de la reine pour se venger des Italiens et du pouvoir qu’elle lui confie ou qu’il lui vole qui se moquaient de lui quand il était petit, ou jette-t-il de lui sur le feu pour que les Italien renversent la dynastie angevine après avoir fait place nette parmi la noblesse napolitaine ?
– pourquoi avoir fait de Luca son complice alors qu’il est mortellement jaloux de son rival amoureux ? Car si j’ai bien compris il informe les bandits de Luca des tournées du fisc, en échange de quoi une bonne partie des revenus de l’État fini quand même dans ses caisses personnelles, et si des pauvres bougres se font tuer, exécuter et massacrer et bien tant pis… Au final il organise un autodafés (ce qu’on ne montre pas), avant de violer Loretta (ce qu’on ne montre pas), ce qui rend fou Luca qui met fin à leur collaboration de manière violente et définitivement
– Vasco veut innocenter Cosma du meurtre de Niccolo et il revient dans la cité ensevelie pour que Loretta lui explique tout ce qu’on avait déjà compris dans le tome précédent… Le Vésuve s’énerve, et Luca préfère sauver son or tandis que Loretta préfère sauver ses « Petits Poucets » : The End !
FIN SPOILERS

Avec la domination française dans le Sud de l’Italie, il y avait mieux à faire avec la naissance des sociétés secrètes de résistance à l’occupant qui deviendront les mafias Cosa Nostra, Camorra, ‘Ndrangheta, Sacra corona unita, Stidda, Basilischi… Mais je veux terminer sur un point positifs : les dessins de Dominique Rousseau sont ne amélioration !

note : 5,5/10

Alfaric

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