Norihiro Yagi
(scénario & dessin)

Ariadne, l’empire céleste : tome 8

Manga, science-fiction / arcanepunk
Publié en VF le 03 mars 2021 chez Glénat
Publié en VO le 18 février 2019 par le Weekly Shōnen Sunday (« Ariadne in the Blue Sky »)

​Le voyage de Leana et Lashil prend un tour totalement différent lorsqu’un assassin dépêché d’Ariadne les attaque. C’est Rockwell, dit l’incinérateur ! Poursuivis par une machine à tuer aussi puissante que persistante, Leana et son chevalier arrivent dans les décombres d’une cité. Lashil y découvre un mystère irrésolu depuis dix ans… Leur prochaine destination est Arcnemi, la ville du peuple Pent-zer. À peine arrivés, ils se retrouvent propulsés sur l’autel du combat ! Perdus dans un monde qui leur est inconnu, les jeunes gens sauront-ils préserver leur liberté ?

La Team Lashil doit affronter Rockwell, le Chevalier d’Or envoyé par le Sanctuaire pour tuer la Princesse Leana, et elle ne fait clairement pas le poids… Il faut donc fuir, et nos héros se divise en trois groupes :

– Lashil, Leana et la capitaine Diva trouvent refuge dans l’ancienne capitale de l’Empire de Barbarosse avant de rejoindre la cité de l’énigmatique peuple Pent-Zer maître en illusions

– Neusch et Louloulola poursuivis par Rockwell l’attirent droit sur Caligula, émule de Riful de Claymore, dont je vous laisse découvrir l’apparence du pouvoir et le pouvoir de l’apparence

– Popol et Löw poursuivis par le mystérieux « purgeur », coéquipier de Rockwell, l’attirent loin de leur compagnons… Mais si les premiers tombent sur l’Almiraj de l’avidité, le deuxième tombent sur l’Almiraj de la puissance : attention baston dragonballesque !

Le serpent est un symbole de la méfiance à l’égard de l’inconnu. Un sentiment approprié. Dépourvu de préjugés… Sans condescendance ni peur : le simple sens commun face à la nouveauté.

Il y a des choses intéressantes dans ce tome… Les cités célestes symboles de certains pays qui se croient au-dessus de tous les autres sont partagées entre Faucons suprématistes et Colombes pacifistes. Et les Faucons suprématistes veulent tuer la Princesse Leana, pour maquiller tout cela complicités médiatiques obligent en attentat terroristes justifiant l’État d’urgence, les mesures sécuritaires qui vont avec, ainsi que les traditionnelles représailles contre on ne sait qui (refrain que trop bien connu).

« Cherry on the cake », l’ancien Empereur Barbarosse qui a déclenché une guerre mondiale totale n’est pas mort, mais collabore activement avec les Faucons suprématistes des cités célestes : je ne sais si l’auteur dézingue plus le méchant Japon Impérial ou les gentils USA prétendus leaders du monde libre (avec des amis comme eux, tu n’as aucunement besoin d’ennemis)…

Mais il y a aussi des choses gonflantes dans ce tome… J’ai visionné récemment la vidéo d’un youtuber bien référencé dézingant un shonen bien connu en accusant nommément son auteur à de multiples reprises. J’ai été surpris qu’à aucun moment il ne remette en cause la pression éditoriale, vu que ce qu’on pouvait lui reprocher on le retrouve dans à peu près tous les shonens du moment. Donc les mêmes causes provoquant les mêmes effets, il faut se poser les bonnes questions !

Oui comme pas mal de ses collègues Norihiro Yagi n’a jamais été avare de lolitas (c’est un héritage de la culture aristocratique japonaise, mais il ne faut jamais critiquer la culture aristocratique par nature forcément parfaite). Mais là il recourt à racolage de bas étage qui n’a jamais existé dans ses autres œuvres ! Entre le filles dévêtues en positions scabreuses, les rivalités entre « planches à pains » et « grosses vaches », les rougissements au premier contact physique alors qu’on a régulièrement du « trash talking », ça sent à plein nez le fanservice, or le fanservice ne rend jamais service aux fans !!! (et je ne parle même pas du fétichisme pour le « pissing » qui est d’autant plus insupportable qu’il concerne des mineurs)

note : 7-/10

Alfaric

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