Tsugumi Ohba (scénario)
Takeshi Obata (dessin)

Death Note

Short Stories

Manga, fantastique / thriller
Publié en VF le 28 mai 2021 chez Kana
Publié en VO en 2021 (« DEATH NOTE Tanhenshuu / DEATH NOTE 短編集 »)

Des histoires liées aux actions de Light Yagami et de son funeste partenaire, le dieu de la mort Ryuk, mais surtout autour de l’iconique cahier noir aux pouvoirs mortels…

On ne présente plus Death Note, l’un des plus grand succès de la Planète Manga durant les années 2000 avec ses dieux de le mort confiant leurs pouvoirs à des humains pour tromper leur ennui. Ce recueil alternant le bon et le moins bon est un complément appréciable à la série mère, mais comme ses deux principaux récits se déroulent après la conclusion de l’histoire principale ne le lisez pas avant cette dernière…

 

L’histoire de C-Kira : 2008
Nous sommes en présence d’un gros pétard mouillé. Car tout commence bien, mais finit en eau de boudin ! 3 ans après la mort de Kira, quelqu’un se met à tuer avec la même méthode. Mais cette fois, ce n’est pas Ryûk qui a apporté le Death Note dans le monde humain, ni lui qui a choisi l’humain à qui le confier…

Il y a tout un discours jeuniste de merde d’inspiration hypercapitaliste et ultralibérale comme quoi l’amélioration de la santé donc de l’espérance de vie serait une malédiction : il y aurait trop de gens sur terre, donc les jeunes actifs qui seraient l’avenir ne devraient plus sacrifier leur temps et leur argent pour leurs aînés qui seraient le passé et qui eux devraient sacrifier leur temps et leur argent pour le système fonctionne correctement (à savoir garnir à l’infini les comptes bancaires off-shore des élites autoproclamées de la ploutocratie mondialisée)… Bien sûr il y a tous les gardes-fous de la bobologie des élites autoproclamées pour nous dire qu’il ne faut sacrifier que les gens souffrants qui n’attendent plus rien de la vie, mais comme par hasard l’âge des gens tués par C-Kira se rapproche de plus en plus rapidement de l’âge de la retraite… Et puis les choses dérapent quand tous les dépressifs du Japon demandent en direct-live à C-Kira de prendre leurs vies qui ne selon eux ne serviraient à rien.

ATTENTION SPOILERS N qui a remplacé L agit comme L : c’est un gros connard bouffi d’ego qui ne s’intéresse aux autres êtres humains que s’ils représentent un défi stimulant pour ses petites cellules grises. Donc il prend la parole en mondio-vision pour bolosser C-Kira qui finit par se suicider. Gros pétard mouillé donc… FIN SPOILERS

 

L’histoire de A-Kira : 2020

Mai 2019, Ryûk revient dans le monde humain avec un Death Note pour s’amuser encore un peu avec les humains, mais surtout manger à nouveau des pommes. Cependant le garçon à qui il offre son présent refuse de l’utiliser et cherche en revanche à vendre le cahier en le mettant aux enchères, qui finit en duel au sommet entre la Chine et les États-Unis de Donald Trump…
J’ai beaucoup aimé qu’on utilise tous les éléments de la série Death Note pour raconter autre chose que dans la série Death Note. Minoru Tanaka ne possède pas l’égotisme suprématiste des protagonistes de la saga d’origine, mais il est très intelligent et aimerait bien qu’on reconnaisse son intelligence. Il réfléchit longtemps au plan parfait pour tirer profit du Death Note sans haine ni violence, ni mépris ni indifférence. Et franchement son plan est véritablement parfait, mais les auteurs sortent un deus ex machina du chapeau pour le poignarder dans le dos comme n’importe autorité utilisant des dés pipés pour protéger ses intérêts particuliers…

Donc un bon récit, mais j’ai détesté le dénouement servant des raisons que la raison ignore ! (ben oui, dans la lutte des classes il ne faudrait pas qu’un prolétaire gagne, ça ferait mauvais genre hein)

– Comment réagirais-tu si tu avais la possibilité d’éliminer tous ceux qui te gênent sans avoir à porter directement la main sur eux ?
– Hein ? Vous plaisantez ? Ce n’est pas possible…
– C’est bien pour cela que j’ai dit « si ».

Yonkoma :
On a une succession de gags en 4 cases parus entre 2004 et 2005. Je n’ai pas trouvé drôle du tout le fait que Light et L partent en virée pour plaisanter au sujet des sous-vêtements de Misa. Et je ne saurais dire si les autres gags sont pires ou moins pires que ceux-ci…

 

One Day :
On suit le quotidien de L, où on voit ses étranges comportements depuis le point de vue de Watari…

 

Wammy’s House :
Morceau du journal de Wammy, le directeur de l’orphelinat où a grandi L, racontant comment L est devenu détective. Et on voit bien que la justice est le dernier de ses soucis… La seule chose qu’il l’intéresse c’est la résolution d’énigmes prouvant qu’il est meilleur que les autres. Donc c’est un gros connard, et puis c’est tout…

 

L’Histoire de Tarô Kagami : 2003
Il s’agit du pilote de la série précédemment publié dans le tome 13. Ryûk fait donc tomber le Death Note entre les mains de Tarô, âgé de 13 ans et victime de harcèlement (sport national au Japon, qui considère cela comme un rite de passage pour devenir un adulte névrosé qui obéira sans broncher aux autorités encore plus névrosées). Il l’utilise comme journal intime, et c’est tout naturellement que ses harceleurs meurent de crise cardiaque… C’est là que le récit passe du fantastique à l’humain en montrant l’opposition entre la victime Tarô qui essaye de réparer ses erreurs et l’autre victime Miura qui s’enferme dans une spirale destructrice et autodestructrice…
J’ai bien le récit en général et sa conclusion en particulier, puisque les auteurs se mettant dans la peau du personnage de Tarô qui devient mangaka et qui utilise sa propre histoire qui créer son œuvre…

note : 6+/10

Alfaric

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