Mark Atkins
(réalisation & scénarisation)

Empire of the Sharks

Film, science-fcition / post-apo
Sorti en août 2017

Dans un futur proche, la surface de la Terre est recouverte par l’océan et le puissant Ian Fien règne d’une main ferme et cruelle sur les populations de survivants grâce au contrôle qu’il exerce sur son armée de requins. Mais lorsqu’il s’en prend à Willow, une jeune fille dotée du même pouvoir, c’en est trop pour le jeune et impétueux Timor qui décide de partir à l’assaut de la forteresse avec l’aide de brigands recrutés en chemin…

Un Waterworld eco+… Va falloir que SyFy fassent de vrais trucs au lieu de commander des navets à la chaîne aux productions The Asylum, les rois de la Série Z.

Le scénar n’est pas spécialement mauvais pour ce genre de production : on a un seigneur de la guerre qui règne sur les mers avec son armée de requins contrôlés cybernétiquement, et une jeune idéaliste qui monte une « mission impossible » pour braquer sa forteresse, dans le but de sauver sa dulcinée qui a été enlevée. Et ladite dulcinée intéresse le seigneur de guerre car elle peut contrôler ses protégés carnassiers par la pensée… J’avais déjà vu dans Les Pirates de Langkasuka, avec des karatékas biclassés aquamen et jedis, mais ici c’est plutôt magie vs technologie. C’est dommage qu’on ait abandonné l’histoire du braquage en cours de route, parce que la Sword & Sorcery post-apo c’est un chouette concept, et qu’on retrouve les incohérences habituelles des productions yankees en matière de worldbuilding (genre on n’arrive pas à trouver de l’eau potable mais on a du carburant à volonté pour ses véhicules, on a perdu la technologie de l’éolienne, de l’hydrolienne et de la turbine mais tout le monde a encore un ordinateur portable). Autre bon point, les acteurs souvent MCM ne sont pas spécialement mauvais non plus (John Savage et Ashley de Lange sont même très corrects) à part l’affreux Jonathan Pienaar qui cabotine à qui mieux-mieux et très mal en plus ! Sinon la bande-son n’est pas trop nulle pour une Série Z…

 

Alors qu’est-ce qui ne va pas ? L’incroyable je-m’en-foutisme du réalisateur Mark Atkins : putain quand tu claques ton pognon dans une armée de requins numériques, tu pourrais au moins acheter de la sauce tomate pour faire croire qu’il y a de l’hémoglobine au lieu de pondre une daube PG-13. Dans un univers post-apo tout le monde est coiffé, rasé, maquillé de près (comme d’habitude avec les yankees : remember la série Revolution), et la fausse rouille peinte sur des bateaux flambant neuf est ridicule : il ne pouvais pas emprunter 1 ou 2 bateau poubelle pour faire genre ? Les cadrages et le montage sont mauvais, avec tellement de faux raccords qu’on a tout l’impression qu’il manque des scènes…

Et effectivement il en manque donc les incohérences pleuvent très rapidement : comment se cacher sur un îlot d’1/2 demi terrain de foot, le sous-marin qui sort de nulle part et qui disparaît quand on a en a besoin, le propulseur dont le rotor ne tourne pas, la nana qui nage plus vite que les poissons, les requins volants (héritage Sharknado), ou les mecs qui sont en sécurité et qui se jettent à l’eau dans l’espoir d’échapper pour échapper aux requins fous (ou je suis dans mon bunker, mais je préfère me réfugier sur une passerelle au raz de l’eau)… Une production The Asylum quoi, à regarder après minuit ou avec un petit taux d’alcoolémie !

note : 3/10

Alfaric

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