Nakaba Suzuki
(scénario & dessin)

Four Knights of the Apocalypse, tome 1

Manga, fantasy / heroic fantasy
Publié en VF le 16 février 2022 chez Pika
Publié en VO à partir de 2021 par la Kodansha dans le Shuukan Shounen Magazine (« Mokushiroku no Yon-kishi / 黙示録の四騎士 »)

Percival vit seul avec son grand-père Bargis, au sommet d’une haute montagne nommée le “Doigt divin”. Il y mène une vie heureuse, préservé du monde extérieur. Mais le jour de ses 16 ans, son destin bascule : un mystérieux guerrier à l’armure rouge s’en prend violemment à lui et à son grand-père. En effet, ce Chevalier sacré de Camelot est chargé d’éliminer quiconque s’apparenterait aux “Four Knights of the Apocalypse”, un groupe de cavaliers qui, d’après la prophétie, apparaîtra pour renverser le roi Arthur… Laissé pour mort, Percival survit à ses blessures et décide de partir en quête de vengeance, et d’aventures !

Tous les habitants de la Planète Manga savent que Dragon Ball était initialement inspiré du classique chinois Le Voyage vers l’Occident. Mais dans ma critique du tome 1, j’avais écrit que Son Goku élevé loin du monde (et de la gent féminine) par son seul parent connu ressemblait beaucoup trop au Perceval des légendes arthuriennes pour que cela ne soit pas fortuit…

De la même manière que Masashi Kishimoto est passé tout naturellement de Naruto à Boruto avec un changement de génération, Nakaba Suzuki passe des Seven Deadly Sins aux Four Knights of the Apocalypse avec un changement de génération. Et nous commençons par découvrir un Perceval élevé loin du monde (et de la gent féminine) par son seul parent connu. Et le mangaka nous offre exactement ce qu’il manquait au début de Dragon Ball : des scènes entre le héros et son grand-père montrant l’affection qu’ils se portent mutuellement. Bargis vit dans la hantise du jour ou son protégé ira voyager de par le vaste monde, mais Perceval lui répond qu’il ne souhaite que vivre paisiblement avec lui au sommet du Doigt Divin (qui semble avoir les mêmes caractéristiques que la Tour Karin, les vrais savent !), alors qu’il a hâte de partir en quête de la Tour de Merlin, de la Dame du Lac, du Chevalier à la barque volante, de la forêt inextricable ou de la grotte menant aux enfers….
L’auteur voulait rester dans l’hommage et éviter le plagiat, mais pour se démarquer il tombe dans le chaudron magique de la saga Star Wars (Obi-Wan Kenobi, Dark Vador, Luke Skywalker et tout ça).

– Papi me le disait tous les jours… « Tu seras capable d’abattre le mal, de secourir les plus faibles et de protéger ceux qui te sont chers au péril de ta propre vie ! » »

ATTENTION SPOILERS. Après la mort de son mentor, notre avatar du Héros aux mille et un visages descend du Doigt Divin pour retrouver l’assassin de son papi et lui péter la gueule. En chemin il rencontre la troupe d’artistes ambulants de Katz, Elba et Donnie, mais la fine équipe tombe rapidement sur le familier d’un chevalier sacré puis sur son maître Pelle-Garde le Chevalier Noir. Durant le combat Perceval se découvre des pouvoirs magiques aussi étranges que puissant : selon la prophétie il pourrait bien être l’un de Chevaliers de l’Apocalypse, pire il pourrait il pourrait être « Mort » en personne censé détruire tout Britannia. C’est là que débarque Sin, un petit renard rouge qui le téléporte lui et Donnie vers le Royaume de Liones. FIN SPOILERS

 

Le mangaka reprend la formule du la saison 1 de Seven Deadly Sins : il y a quelque chose de pourri au Royaume de Camelot, on aurait un méchant établi avec les nouveaux chevaliers sacrés qui ont tous un look de monstres de tokusatsu, et on aurait un méchant résurgent avec une prophétie qui annonce la fin du monde. Donc c’est à Perceval de découvrir à quel camp il appartient et qui sont les gentils dans tout cela…

Sur le fond j’espère vraiment que Nakaba Suzuki s’est débarrassé de son syndrome d’assujettissement vis-à-vis de ses responsables éditoriaux, sinon on va encore devoir se farcir de temps à autre du fanservice boobesque et des passages bien bleachiens. Sur la forme le bonhomme n’a rien perdu de son talent et personnellement je trouve que c’est un des tout meilleurs dessinateurs de shonen, donc même avec un matériel très classique ça fait son effet !

note : 6+/10

Alfaric

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