Bruno de Roover (scénario)
Przemyslaw Klosin (dessin)

Jylland, tome 1 : Magnulv le Bon

Bande dessinée, histoire / moyen-âge 
Publiée le 16 avril 2021 chez Anspach

Revenu dans son pays après une campagne de pillage de plusieurs mois, Sten, le fils du roi, apprend que son père a converti le royaume de Jylland au christianisme. Le temps des Vikings est révolu. Désarçonné par la confiscation du butin conquis, et par une nouvelle politique axée sur la paix, il lutte contre la volonté de son père. Mais comment tuer une religion ?

Continuons d’explorer la hype viking en bandes dessinées avec cette nouvelle série intitulée Jylland !

Le prince Sten revient chez lui après une longue saison de pillage et il est tout content de se vanter d’avoir remporter le jackpot… Mais tout a changé au pays, qui est en train de passer de l’exploitation de son prochain à l’amour de son prochain. Le roi Magnulv le Bon l’enjoigne de ne pas s’opposer au changement, car il aurait un rôle important à jouer dans ce changement. Mais Sten est à la fois un gros con et un petit con, et s’il prend la tête des mécontents c’est moins par piété que par avidité.

De plus, Sten qui prétend défendre les nobles traditions d’Odin et de Thor n’est pas trop grosses bastons. Non, le bonhomme est plutôt intrigues, complots et coups de poignards dans le dos… Et le bonhomme en mode « game of thrones » pense avoir raflé le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière au nez à la barbe de tout le monde. Sauf que son plan sensé se dérouler sans accroc est éventé par ses proches !

Le monde des rois et leur lignée est différent du nôtre. C’est un monde d’intrigues et de complots.

Difficile de savoir si la suite du récit va se centrer le roi félon, où sur les résistants à son règne qu’on imagine éphémère tellement le personnage est antipathique. D’autant plus que ce dernier incarne très bien les dictons « ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » et « tel est pris qui croyait prendre ». Le pire c’est que ce crevard monte des plans pas possible pour prendre le pouvoir juste pour récupérer le magot qu’il a accumulé et pouvoir se la péter, alors que dans le « nouveau monde » il lui aurait suffit de magouiller lentement mais sûrement pour blanchir son argent ! Oui mais non, les mentalité de merde des pervers narcissiques c’est très dur à éradiquer, et ils sont légions dès qu’il y a un peu de pouvoir et d’argent à grappiller dans notre société…

Quelque part il s’agit d’un bande dessinée très classique voire trop classique, genre « Vasco chez les Vikings » (les vrais savent). Mais elle est tellement soigné sur le fond (merci Przemyslaw Klosin) et sur la forme (merci Bruno de Roover), que cela transpire la bonne volonté. C’est presque dommage que le bel objet des éditions Anspach reste castré par les sempiternelles 48 pages du carcan franco-belge…

note : 7,5/10

Alfaric

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