Jean-Luc Istin (scénario)
Kyko Duarte & Ornella Savarese (dessin)

Mages, tome 5 :

Shannon

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy
Publiée le 23 juin 2021 chez Soleil

Shannon doit protéger sa cité mais tout se complique lorsque des enfants découvrent dans sous-sol d’une maison où ils sont aspirés puis recrachés. Depuis, ils sont, comment dire… différents. A ces faits s’ajoute la mort du maître des archives. Une morts accidentelle ? Peut-être pas. Shannon mène l’enquête et celle-ci la mène tout droit vers une entité étrangère, une entité que l’on surnomme : Iris’aa.

Autant la saison 1 avait débuté avec un chouette album plein de promesses, autant cette saison 2 débute avec un album très classique, trop classique, pour ne pas dire mainstream. Et pourtant on est au même endroit avec les mêmes personnages…

Donc plusieurs années ont passé depuis que Shannon et Tyrom ont décidé de devenir les protecteurs de la cité Castlelek, voisine du royaume nouvellement créé des Elfes Rouges (qui pour l’instant ne compte que 4 habitants). Des enfants réveillent un mal millénaire qui prend possession d’eux avant de prendre possession de tous les habitants de Castlelek, le démon Iris’aa voulant posséder de cette manière le monde entier. On a déjà vu cela un million de fois dans les films d’horreur de 2e partie de soirée sur feue La Cinq et de 3e partie de soirée sur M6 avant que n’arrivent les chaînes de la TNT. Même que Stephen King a dû nous faire 5 ou 6 fois le coup dans les années 1980/1990… Shannon et Tyrom s’enfoncent au cœur des ténèbres pour affronter la chose venue des étoiles, mais tout est résolu par un deus ex machina incarné par Belthoran le Gandalf local…

Ne rien réclamer en échange d’un service est chose rare de nos jours.

On a du foreshadowing au début avec Belthoran et Feda’saa qui ont de grandes ambitions pour la jeune élémentaliste Shannon qui a clairement choisi le camp du peuple et non celui des élites dans la lutte des classes, et on a du foreshadowing à la fin avec le dénommé Byron qui vient recruter Shannon pour le « plan extinction » des illuminatis locaux qui ne font qu’agir comme nos élites autoproclamées lors d’une crise de suprématisme…

Donc Jean-Luc Istin reprend sa fausse idée du tome 18 de la série Elfes. La nécromancienne elfe Lah’saa a failli détruire le monde avec sa horde de morts-vivants, et ce parce que les mages qui ont mal interprété les augures ont fait d’elle le monstre qu’elle est devenue. Par mesure de précaution les mages qui n’étaient pas apparus sur les Terres d’Arran avant le tome 16 sont donc rendus responsable de tous les maux. Et l’Ordre des Ombres est censé encadrer leurs actions en les affiliant aux gouvernements des Terres d’Arran (si vous voulez foutre la merde dans un domaine, confiez ledit domaine aux politiciens qui ne pensent qu’au pouvoir et à l’argent).

Il n’y avait aucune cohérence, puisque Belthoran le héros de la guerre contre les goules était traité comme un hors-la-loi, et qu’immédiatement après la mise ou pas des mages pour qu’ils ne fassent plus de politique apparaît une cabale de mage voulant diriger le monde en dressant les Humains contre les Elfes. Oui on recycle les scenarii des X-Men (méchant gouvernement majoritaire, gentils mutants minoritaires), mais leur transposition dans un univers heroic fantasy demande plus de cohérence et plus de subtilité que ce que propose le showrunner Jean-Luc Istin jusqu’à présent…

Les graphismes sont satisfaisants, mais franchement je préfère Kyko Duarte en solo qu’en duo avec Ornella Savarese. Les goûts, les couleurs et tout ça…

note : 6/10

Alfaric

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