Vicente Segrelles
(scénario & dessin)

Le Mercenaire,

tome 7 :

Le Voyage

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy 
Publié en VF en juillet 1995 chez Glénat
Prépublié en VO en 1995 dans Cimoc (« El Mercenario 7 – El Viaje »)

Pendant un voyage de routine, le Mercenaire se perd. Après avoir traversé l’Océan Indien sur son dragon volant, il échoue aux abords d’une île non référencée sur les cartes pourtant très précises des moines de l’Ordre du Cratère, passés maitres dans l’emploi de méthodes de navigation avancées. Il se retrouve ainsi dans un monde fascinant et inconnu, peuplé de créatures fantastiques. Un semblant de paradis cachant pourtant un poison mortel…

Globalement je suis bon public car j’ai envie d’apprécier ce que je découvre, mais il y a des trucs qui ne passent pas genre un scénario nébuleux servi par une narration fumeuse ! Dans ce tome 7 intitulé Un Rêve inquiétant et renommé Le Voyage (visiblement Glénat avait autrefois du mal à traduire l’espagnol), se déplace de l’Asie Centrale à l’Océan Indien. Cela donne un côté Sinbad le Marin fort sympathique à l’ensemble, sauf que l’ensemble ne tient aucunement debout. On mélange un peu tout, et au final ça ressemble à un mauvais récit de Bob Morane

Donc le Mercenaire est censément en mission de routine, mais il croise la route d’une île mystérieuse. Histoire de perdre du temps pour une mission en fait vachement urgente mais dont on ne nous expliquera jamais les tenants et les aboutissants. L’île est divisée en femmes-libellules et en hommes-araignées (sans doute une allégorie des belles proies féminines et des laids prédateurs masculins). Il y a diverses péripéties de contes de fées dont je vous épargne le détail, car de toute manière on a 16 pages qui n’ont rien à voir avec le reste du récit…

Aidés par les fées après avoir aidé les fées, le mercenaire quitte son île enchantée sans savoir que lui et sa monture ont été empoisonnés par sa radioactivité (ah ça l’auteur fait bien sentir qu’il est anti-nucléaire). Il délire et on a 7 pages où il rêve qu’Arnoldo est Dédale, qu’il est Icare et que Claust et mini-Claust le prennent en chasse parce qu’il pense qu’il est un gros oiseau…

– Qui comprend les dieux ? D’abord, ils provoquent un cataclysme, puis nous en sauvent. J’ai toujours cru qu’ils ignoraient les mortels. Cette fois-ci, ils ont agi étrangement… Comme s’ils n’étaient pas de cette planète !

Le Mercenaire se réveille, il voit une lumière, il se pose sur une île et entre dans caverne aux merveilles. Il obtient un médaillon magique on ne sait pas trop comment, il est complètement guéri on ne sait pas trop comment, et se retrouve au courant de tous les tenants et aboutissants du tome on se sait pas trop comment. J’imagine qu’un des aliens qui servent de macguffin et de deus exmachina lui est venu en aide, mais comme c’est ni montré ni expliqué je surestime grandement le scénario de cet album…

Ensuite le Mercenaire fait pression sur des pêcheurs pour rejoindre une île volcanique appelée l’île des dieux. Et là Mercenaire a des pouvoirs magiques WTF qui sortent de nulle part : il peut déplacer des objets par la pensée, il peut guérir n’importe qui par simple imposition des mains, il marche sur l’eau et il peut voler. Il met son pendentif obtenu sur un piédestal bizarre dans un phare chelou.
On nous dit que le temps est compté, mais le temps de quoi on ne le saura jamais…
On nous dit que tout se passe comme annoncé, mais on ne nous a rien annoncé du tout…
Un vaisseau alien décolle, un volcan explose, un tsunami menace des pauvres gens, mais grâce à leur super technologie les aliens sauvent tout le monde. Tout est bien qui finit bien grâce à l’un des pire scénarios que j’ai jamais lus. Car on a une moitié de tome qui ne sert à rien pour une autre moitié de tome qui avance au pas de course et où on ne comprend rien !

J’ai toujours voulu être constructif, donc je vais déclarer que cela ne me paraissait pas compliqué que les Mercenaire tombe sur un « atlante » mourant lui confiant la mission de sauver une « Arche de Noé » alimentée par géothermie mais désormais menacée par les forces de la nature (genre les trucs que faisait Roger Leloup dans Yoko Tsuno). Qu’un éditeur n’ai pas réussi à repéré les erreur qui sauteraient aux yeux d’enfant de sept ans, cela en dit sur le manque de professionnalisme de de certaines personnages dans ce milieu (souvent celles qui se la pètent le plus grave dans les petits cercles intello prout prout par ailleurs)…

note : 4-/10

Alfaric

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