Olivier Gay (scénario)
Tina Valentino (dessin)

Nëcromants, tome 1 :

Le Réveil de l’Archimage

Bande dessinée, fantasy
Publiée le 09 juin 2021 chez Drakoo

Dans un monde où les Nécromants peuvent utiliser les compétences des morts, chacun cherche à se lier aux fantômes les plus puissants : le meilleur sorcier, le combattant le plus doué, le marchand le plus rusé… Mais lorsque la jeune Morla se fait posséder par un ancien archimage, c’est son frère qui devra trouver un moyen de l’aider – et accessoirement, de sauver le monde. Son frère, qui ne sait invoquer qu’un érudit tête-en-l’air, un guerrier maladroit… et une danseuse du ventre.

Drakoo nous offre une nouvelle série fantasy plein de légèreté avec un univers où la magie s’exprime essentiellement à travers la nécromancie, et où les aventuriers s’arrachent les âmes du passé, leurs talents, leurs savoirs et leurs pouvoirs… Encore faut-il être capable de les contrôler !

Dans le tome 1 de Nëcromants intitulé Le Réveil de l’Archimage, on nous refait le coup du loser magnifique avec le personnage d’Acher qui le plus grand mal à se faire obéir de ses trois fantômes : Teodor, un érudit excentrique, Teheris un guerrier puceau mort lors de sa première bataille, et Isia une danseuse du ventre à fort caractère. C’est un peu contraint et forcé qu’il est devenu leur ami plutôt que leur maître, et c’est ainsi qu’il a intégré le groupe d’aventuriers commandé par sa grande sœur Morla tellement plus douée que lui. Sauf que très mal ou trop bien tuyauté, ils tombent sur plus fort qu’eux et que Morla est possédée par un mago psycho qui mort ou vivant veut conquérir le monde (Thanos de Lanfeust de Troy, on t’a reconnu) et qu’il ne reste que notre loser magnifique pour lui barrer la route (Narvarth des Naufragés d’Ythaq, on t’as reconnu).

C’est ainsi qu’avec ses trois fantômes et la jeune guerrière Ayu, il part en quête des héros du passé qui autrefois avaient vaincu l’ignoble Boph-êt : Monsterrat la stratège, Varlan le sorcier et Dmitris le guerrier… Et ben, c’est pas gagné hein avec cette équipe de bras cassés chapeautée par un marchand trop bien renseigné pour être honnête. Heureusement le narrateur veille au grain !!!

– C’est quand même pratique, d’être tombés sur ces brigands.
– Oui, si c’était un barde qui racontait cette histoire, on le trouverait un peu paresseux.

Au fil des sorties j’ai vite compris que Drakoo c’était Lanfeust Mag 2.0, avec l’espoir qu’en annonçant la durée des séries à l’avance on ne se retrouve pas avec les séries à rallonge ou les séries arrêtées qui ont pullulé chez Soleil. Mais là, il n’y a pas une case qui ne transpire la patte de Christophe Arleston : on retrouve ses personnages, ses dialogues, ses blagues, ses clins d’œil, ses situations et ses retournements de situations. Pourtant le scénario est signé Olivier Gay..

Si on partait pour une série « tant qu’on gagne on joue » j’aurais râlé, mais là c’est annoncé en deux tomes donc en me prêtant au jeu je me suis bien amusé. Et le moment a été d’autant plus plaisant que les dessins Tina Valentino colorisés par Alice Scimia sont très cool et très fun. Après avoir fait ses classes dans l’univers des comics yankees, je crois bien qu’elle signe sa première bande dessinée européenne. Et force est de constater que c’est assez pour ne pas dire très réussi 

Lanfeust Mag n’avait jamais été avare de « gender swap » avec des strong independant women volant au secours de jeunes hommes en détresse, mais là entre le mago psycho qui possède une femme pour vamper le Prince Arnaq, le général queutard qui possède une femme pour violer une jeune fille, ou la danseuse du ventre qui possède un homme pour draguer la même jeune fille je me demande si on ne fait pas des appels du pied au public LGBT…

note : 7+/10

Alfaric

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