Sylvain Cordurié (scénario)
Bojan Vukic (dessin)

Oracle, saison 2 Tome 10 :

Le Déchu

Bande dessinée, fantasy / mythologie
Publiée le 13 septembre 2017 chez Soleil

Après une nouvelle tentative de parricide, Apollon est jugé par le tribunal des Dieux. Zeus fait venir Homère sur le Mont Olympe pour qu’il témoigne des faits dont son fils s’est rendu coupable. Il restaure son don de divination et Homère commence à explorer le passé d’Apollon, en partant du moment présent, pour remonter progressivement vers d’autres plus anciens. Peu à peu, il se rapproche de la vérité.

Ce dernier épisode de la saison 2 d’Oracle, intitulé Le Déchu, fait peu ou prou référence à tous les tomes précédents de la série : sommes-nous dans un crossover ?

Au début de ce tome 10, nous retrouvons Homère prostré et dépressif depuis la mort de Cydippe dont il s’accuse à tort. Mais il est rapidement convoqué par les Olympiens pour servir de témoin au procès d’Apollon. Puni dans le tome 1 mais depuis repenti, ce dernier s’en est pourtant une nouvelle fois pris à Zeus : le roi des dieux veut les noms de ses divins complices, et s’en remet à Homère à qui il redonne le don de prophétie puisqu’Apollon s’est réfugié dans le mutisme et que tous les oracles du monde à part lui dépendant cruellement du dieu lumineux… Homère remonte donc le cours du temps pour confirmer ou infirmer les témoignages des divins témoins, mais quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi… Et quand il scrute le passé il aperçoit quelque chose qui scrute l’avenir, qui l’aperçoit, et qui le propose un pacte faustien… Homère qui en a fini avant les dieux va-t-il passer du Côté Obscur, va-t-il libérer l’humanité de ses tyrans ou œuvrer à l’avènement d’un tyran pire encore ?

[Homère] J’en ai fini avec les dieux ! Ils n’apportent que le malheur !

ATTENTION SPOILERS Tout n’était que piège pour les dieux et tout se finit en baston super-héroïque epicness to the max entre la Justice League olympienne menée par Zeus himself et l’invincible fils aîné d’Ouranos qui a attendu son heure et le départ de ses frères et sœurs pour les Champs Élysées pour récupérer ce qu’il pense être son dû (voir tome 6). DC, Marvel et la franchise vidéoludique God of War n’auraient sans doute pas fait mieux, car au final c’est Hadès le paria des dieux qui sauve l’ordre établi en trouvant le moyen de neutraliser celui qui est invulnérable, juste parce qu’il voulait sauver la peau de sa meuf… Alerte couple punk et badass ! FIN SPOILERS

Les dessins de Bojan Vukic assisté aux couleurs de Guillaume Lopez sont à la fois la force et la faiblesse de ce tome : à côté de doubles planches époustouflantes, dignes d’un bon Mathieu Lauffray, et de scènes de bastons super-héroïques de bon aloi, dignes du haut du panier des comics DC / Marvel, on a un charadesign fluctuant et faussement Heavy Metal accompagné d’un encrage et d’une colorisation en deçà (personnellement je l’avais trouvé plus homogène et plus constant sur le 14e tome de la série Elfes). Si j’ai passé un bon moment, je me demande néanmoins quel aurait été le résultat avec Bertrand Benoît le cador qui a dessiné le tome 2…

note : 7,5/10

Alfaric

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