Shinobu Ohtaka
(scénario & dessin)

Orient : Samourai Quest, tome 11

Manga, uchronie / fantasy
Publié en VF le 24 Novembre 2021 chez Pika
Publié en VO à partir de 2018 par Kodansha dans le Shuukan Shounen Magazine (« オリエント»)

Naoe a pu protéger ses compagnons de Seiroku et faire honneur à l’héritage laissé par le seigneur Uesugi. Naotora, de son côté, a vaincu Shirô et pu prouver la valeur des lames bleues. C’est maintenant au tour de Musashi de remplir sa mission en terrassant Yatarô, le dernier Chien Noir à protéger le kishin. Mais le jeune guerrier est relégué au rang de fardeau au sein de l’escouade Shimazu. Or, un bushi ne peut combattre seul. Il devra faire ses preuves pour gagner la confiance de ses camarades et parvenir à souder une équipe déchirée…​

​Un tome 11 pas facile à suivre scénaristiquement et graphiquement. Contrairement à d’autres mangaka fainéants qui mettent des exploz ou des onomatopées géantes pour ne pas avoir à dessiner se qui se cache derrière (genre les auteurs de Bleach ou de Demon Slayer), Shinonu Ohtaka est bien souvent trop ambitieuse pour son propre bien…

Le kaijû de d’Awaji tente de se refaire la cerise en absorbant d’un coup tous les métaux et minéraux de l’île. Dans les profondeurs du Mont Yuzuruha les cents bushis envoyés en commandos, mais en face Yatarô Inuda d’eux le Chien Noir plus démon qu’homme (jurisprudence Resident Evil)…
Seule l’escouade Shimazu a la force de frappe nécessaire pour briser la corne de l’homme-démon, mais celui-ci les assaille de sabres noirs (jurisprudence Soucalibur) pour briser leur chaîne de l’espoir et de l’amitié défendue bec et ongles par Musashi (jurisprudence shonen nekketsu de toujours).

Une fois de plus la mangaka est en phase avec son époque, car son héros victime de solitude voire de discrimination et d’exclusion social se donne corps et âme pour relier le gens entre eux. Martin Luther King disait que nous tous apprendre à vivre comme des frères ou à mourir comme des idiots, et cela n’a jmaias été d’une plus grande importance qu’aujourd’hui avec tous les turbocapitalistes et tous les wokistes qui divisent pour mieux régner au royaume des ombres… Nous devrions tous nous rallier pour se débarrasser une fois pour toutes de tous ces seigneurs des cendres, mais les gens ont trop peur voir sont trop plongés dans le désespoir pour faire ce que se soit… Triste monde, triste époque, et tout cela va mal finir !!!

– On dit qu’un bushi ne peut se battre seul… Alors, cette fois, c’est mon tour de relier les gens entre eux !

La mangaka reprend ses thèmes fétiches de l’estime de soi et u respect des autres, et de la mésestime de soi et de la peur de l’autre. Elle aurait pu faire une chouette auteure lovecraftienne, d’ailleurs pas mal de ses créatures auraient très bien pu être issues du Mythe de Cthulhu. Et cela prend la forme d’un excellent droit de quota de flashbacks ! En effet le chef du Clan Shimazu fait des enfants comme on réalise un élevage, et quand son fils cadet se révèle bushi rouge et son fils aîné bushi bleu il n’hésite aucunement à bouleverser l’ordre de succession. Sauf que ses enfants ne l’avaient pas prévu ainsi, car ils avaient tous prévus d’être les lieutenants de leur frère aîné.

Mais Akihiro préfère démissionner et laisser la place à son frère Haruhisa à la plus grande colère de leur père, qui jette son dévolu sur son dernier né issu d’une jeune concubine qui pourrait être sa petite-fille… (Cherchez les pires vices de la société, et vous les trouverez toujours en haute de celle-ci au sein des élites autoproclamées comme le dirait Olivier Duhamel)

Mis en difficulté par la générosité de Musashi, Akihiro se lance dans une opération suicide pour sauver ses frères et sœurs. Ça, c’est du cliffhanger de fin ! To Be Continued !!!

note : 7,5/10

Alfaric

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